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dimanche 4 mai 2008

Quel avenir pour les réseaux sociaux ?

De la pratique aux résultats escomptés il y a un pas.

Il y a actuellement 500 sites professionnels de networking qui existent ce qui représentent environ 10 millions de personnes enregistrées. Si ces réseaux soulignent le facteur d'influence de notre environnement pour nous "aider" à faire de nouvelles rencontres, à croiser de nouvelles idées, à développer de nouveaux projets. En réalité, ces sites sont d'autant plus utiles qu'il faut y consacrer du temps : sans stratégie, sans investissements, pas de résultats encore que. Reste que ces outils sont encore imparfaits et ont besoin de s'améliorer en termes de facilité d'usage et de fonctionnalités. On peut parler d'une appropriation de la rencontre virtuelle qui montre comien la génération des plus jeunes est déjà une génération du réseau social.

Cependant, la société se complexifie. Qu'en sera t'il dans 10 ans, quand les choses dont nous parlons ne seront plus que des phénomènes émergents et mâtures, soit parce qu'ils auront pour ainsi dire disparu, soit parce qu'ils auront trouvé leur place parmi d'autres dispositifs , soit parce qu'ils auront tout recouvert. Sur quoi ces systèmes innoveront-ils pour progresser ? A quels défis devront-ils faire face ? Les réseaux sociaux vont très certainement se focaliser sur des choses pragmatiques. Jusqu'à présent, c'est surtout la masse critique d'utilisateurs qui donne à ces réseaux une valeur ajoutée. La gestion de son identité sont en tous cas l'uns des éléments essentiels dans les pratiques des réseaux sociaux. Pourquoi social d'ailleurs ? Reste à comprendre que la connexion n'aplanit pas à elle seule les tensions individuelles et sociales et comme je l'ai publié dans mes précédents billets n'est-elle pas au contraire un lieu où peut se développer des tensions encore plus fortes ?

Mais alors à quoi sert-il de se mettre en réseau surtout si l'on risque de voir se reproduire des comportements déjà identifiés, les mêmes hiérarchies ? Comment de nouveaux réseaux sociaux peuvent-ils nous aider à "casser le moule" des réseaux établis ? Du reste, il suffirait d'en revoir le principe. En outre, si les réseaux sociaux électroniques rencontrent ceux de la vie réelle, cela pose tout de même une question sur l'authenticité de la relation : plus on fonctionne en réseau, plus on calcule son réseau. Peut-on parler de modèle de sociabilité dans ce cas ? Comment des formes de relation, des formes de solidarité peuvent-elles émerger, peuvent-elles se construire ? L'avenir pourrait bien être à des formes beaucoup plus diversifiées de réseaux, certaines fondées sur le nombre, d'autre au contraire sur la raréfaction et la pertinence des contacts, d'autres encore sous formes très ponctuelles ou pour atteindre un objectif précis.

Enfin sur quelles valeurs se fonde la diversité des réseaux ? Certains réseaux se fonderont sur des valeurs partagées, d'autres sur des formes de coopération, d'autres sur le simple intérêt "tume mets en relation je te mets en relation". Les gens qui partagent réellement quelque chose sont très peu nombreux, la plupart consomment plutôt qu'ils n'échangent. C'est cet échange qu'il va falloir favoriser pour ne pas tomber dans des réseaux de consommateurs qui risquent vite de s'épuiser.

Qu'est ce qui structurera demain les réseaux sociaux auxquels nous appartiendrons : la logique des outils et des grands intermédiaires, la simple masse, ou d'autres formes plus maîtrisées par chaque participants ? Le domaine des réseaux sociaux en ligne est encore très jeune. Plusieurs années seront sans doute nécessaires pour en apprendre les bonnes pratiques, en identifier les formes efficaces. Leur émergence rapide, ainsi que leur diversité, montre en tout cas que la dimension sociale de l'usage des réseaux est désormais au premier plan des interrogations et des stratégies.

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source: Sylvie Ginet  dans Xing

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vendredi 2 mai 2008

Les outils sociaux sont des outils avant tout !

Visiblement on se demande beaucoup comment faire adopter les outils sociaux en entreprise car le périmètre est relativement inhabituel pour nos vénérables organisations. Partant du principe que l’usage des dits outils dépend de ce que les individus veulent en faire, que la seule “référence” existante est celle du web, on se retrouve avec des projets faits de bric et de broc.

L’entreprise de son coté a peur du “laisser faire” et ne veut pas que les individus confondent leur espace de travail avec une cour de récré. Le collaborateur de son coté ne désire pas se comporter en entreprise comme dans sa vie privée, reste donc sur la réserve, d’autant plus qu’il ne peut utiliser ces outils que pour des motifs “futiles”, sachant que pour le travail au quotidien il a soit des outils mal adaptés (mais pré-existants), soit aucun outil mais des règles de fonctionnement qui ne permettent pas l’utilisation des outils sociaux.

Ce qui amène Tom Davenport à cette conclusion édifiante :

“Peut être que l’idée sous jacente est que la collaboration à des fins professionnelles est un travail réél. Elle doit être managée comme tout autre projet. Avoir des outils qui la facilitent la rend plus aisée, mais ça reste du travail. Les réseaux sociaux pour motifs “sociaux”, d’un autre auté, sont fun.[....] C’est lorsque l’on a pas une vue claire de ce qu’est le travail et de ce qu’est le fun qu’on risque d’avoir des ennuis”.

Je ne sais si je dois être rassuré de le lire ou m’inquiéter que l’on ait eu à se poser la question. Comme quoi ça brainstorme dur à Harvard !

Soyons clair, c’est bien le point sur lequel le “social software” ou l’entreprise 2.0 perdent tout lien de parenté avec le web 2.0. Sur le web l’individu et seul comptable de ses actes et voi sa seule volonté lui dicter ses actes. Là nous sommes en entreprise et jusqu’à preuve du contraire les gens sont là pour travailler. Alors bien sur il y a des outils qui donnent une expérience utilisateur différente, que ce soit par leur usage même ou par le nouveau rapport aux autres qu’ils instaurent. Mais il ne faut pas perdre de vue que ce ne sont que des effets collatéraux qui vont émerger via l’utilisation. Et pour que l’utilisation soit effective il faut qu’elle soit liée au travail.

Alors plutôt que rendre les outils disponibles en attendant de voir ce qui se passe et en ayant peur que l’usage ne soit pas le bon, alors même que les salariés ne veulent se dévoiler personnellement et sont confrontés à des règles ne rendant pas l’utilisation facile en contexte de travail, il s’agit de se poser les bonnes questions en amont.

  1. Se demander quels sont les objectifs en termes business.
  2. Voir ce que cela implique en termes de règles, de pratiques au quotidien : qu’il s’agisse de méthodes de travail ou de règles tacites davantage liées au management
  3. Aligner l’utilisation des outils sur les règles en question. Cela permettra également de faire le tri entre les outils utiles et les “nice to have”.
  4. Eventuellement fixer des règles afin de favoriser l’adoption des usages dans un premier temps. Cela peut être très simple, comme par exemple décaler certains flux d’emails vers les outils en question. Et faire en sorte que le management montre l’exemple.

A l’inverse, voici ce qu’il ne faut surtout pas faire :

Partant du principe qu’il s’agit de l’exploration de tendances émergentes, démarrer par quelques projets pilote (pour l’instant c’est une bonne idée…c’est après que ça déraille souvent). Ensuite confondre les buts et les moyens en se disant non pas qu’on va essayer de travailler différemment mais en partant du principe qu’on teste des outils. A ce moment là les collaborateurs se disent “pas le temps…ça n’a pas de sens au quotidien pour moi…qu’ils fassent leur test et je m’impliquerai après si c’est concluant”. Là c’est déjà mal parti. Mais, quitte à tirer toutes les conséquences, on se dit qu’il est hors de question de changer les règles ni de faire de conduite du changement pour un pilote (”on ne fera les efforts pour accompagner que si ça marche tout seul”…bizarre !).

Et parce qu’on a confondu le but et les moyens qu’on a pas positionné l’outil comme un support au travail quotidien on ne démontre rien. Logique : on cherche à démontrer le bénéfice d’outils qui permettent de travailler différemment tout en s’attachant à continuer à travailler comme avant.

Alors pour en revenir à notre question de départ : ce sont des outils de travail avant d’être des outils sociaux. Le fun sera peut être au rendez vous mais il n’est que l’accessoire du travail qui est son véhicule.

J’en profite pour vous signaler un excellent billet de John Husband sur l’entreprise et le management 2.0. Il revient justement sur “La fin du management“, le livre de Gary Hamel, notamment sur la partie “le management 2.0 devrait ressembler au web 2.0″. Même si j’adhère de manière globale au discours d’Hamel je pense qu’il ne faille pas le prendre au pied de la lettre. Ca n’est pas à mon avis le management 2.0 qui ressemblera au web 2.0, là encore parce que l’entreprise n’est pas la sphère privée. Par contre ce sera au management 2.0 de faire en sorte que les individus puissent opérer dans leur travail comme sur le web, pour les tâches qui le nécessitent. Une nuance à prendre en compte pour ne pas, une fois de plus, confondre l’objectif et les moyens.

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source: Bertrand Duperrin

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Insoshi: un réseau social dans votre entreprise

Si vous voulez ou besoin d'un réseau social pour étendre les fonctionnalités de votre SI en entreprise, Insoshi est arrivé!

Il s'agit d'une application, avec code open source téléchargable, intégrant les caratéristiques majeures de ce type de produit:

* Flux actifs
* Profils avec photos et commentaires
* Contacts et amis
* Groupes de discussion
* Blogs avec des commentaires
* Messages des déclarations de lecture / répondre / éliminé
* Profils de recherche, des forums et des messages.
* Interface d'administration et de paramétrage

Construit avec Ruby on Rails il est ready2install. Plus d'excuses donc pour concurrencer LinkedIn ;-).

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http://insoshi.com/

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mercredi 16 avril 2008

Je vous présente mon nouveau DSI...

...il s'appelle Google. Google Apps.

Cette phrase, à la limite cryptique, risque d'être prononcée dans de nombreuses PME-PMI, dans les mois qui viennent.

Pourquoi des mois? Parce que Google, tout frais sur ce marché, duplique les modèles existants: de l'indirect, et essentiellement vers les blue ships. Donc, forcément, les PME-PMI arriveront plus tard. Pour Google. Car d'autres s'y attaquent déjà.

Mais nous n'avons pas attendu pour proposer le modèle Google Apps SaaS à de petites entités juridiques. Après un test interne réussi, nous sommes en train de le déployer sur plusieurs sites. Reste à trouver le meilleur mode de facturation de ce VAS (value added service, ou service à valeur ajoutée). Le modèle le plus évident semble être le forfait. Mais le plus probable sera la régie, tant les possibilités de déploiement et d'implémentation sont vastes (collaboratif, CRM, circuits de validation...).

Pourquoi donc Google se lance dans l'indirect après avoir tant priviligié le direct? Déjà parce que le modèle est maîtrisé par la concurrence, et donc facilement duplicable (recrutement, formation, acquisition...). Ensuite parce qu'il est plus facile de gérer 10 acteurs mondiaux, dont 3 en France, plutôt que quelques centaines, voire milliers, de SSII et autres consultants à travers le monde. Enfin, parce que de toute façon, ces derniers n'attendrons pas l'éditeur (j'ai dit éditeur?) pour commercialiser un savoir faire autour du produit. Sans oublier l'appétit de certains, tel le Nasscom (le Syntec Indien), qui pourrait trouver là un excellent cheval de Troie pour se développer en Europe, après le recul de ses parts de marché aux USA.

Le concurrent le plus évident, Microsoft, opte pour la même stratégie. Avec la même problématique. Recrutement du réseau, rémunération et formation du canal indirect. Mais avec une difficulté de taille: la concurrence interne, le modèle SaaS s'opposant au modèle client lourd historique qu'est le couple Exchange-Sharepoint. Il va en effet être difficile pour le réseau existant de tenir un discours SaaS cohérent alors qu'il soutient l'inverse depuis des années! Et qu'il garde également les anciens produits à son catalogue. Et surtout, comment le réseau va-t-il se rémunérer, alors que bien souvent son offre VAS est anecdotique...

Mais le modèle SaaS va faire émerger de nouveaux acteurs dans la diffusion et l'implémentation de solutions d'entreprise. Un FAI, un opérateur telecom, pourront s'aligner. Un tutorial bien fait, un support en ligne qualifié, peuvent très souvent suffire à une petite structure un peu technique. Une franchise immobilière l'a récemment prouvé.

Bien sûr, quelques intermédiaires vont refuser de commercialiser la solution pour d'obscures raisons de rémunération, de modèle économique ou d'antériotité (Exchange Hosted Services, déjà, ça ne passait pas...).

Et encore bien sûr, Microsoft ne pourrait laisser longtemps une offre hébergée de ses produits lui échapper via des hébergeurs précurseurs.

Mais là ou Microsoft prend un risque c'est en entrant cette offre à son catalogue. Car ainsi elle est formalisée, packagée et doit suivre une roadmap. Là ou Google est en béta compréhensive*...

L'enjeu n'est pas seulement l'application hébergée. Le client est également au centre du conflit. Léger pour Google, si tant est qu'une interface bourrée d'Ajax le soi, et néo-local avec Gears, il est lourd chez Microsoft. Au mieux, riche. Et la bataille du client web riche (CWR) fait intervenir de nouveau fronts et de nouvelles troupes: Adobe, Java et Mozilla s'en mèlent.

Avec la récente mise à disposition de son Google Apps Engine (liste d'attente, béta privée, espace de stockage sécurisé en ligne), s'appuyant sur Gears, Google va enfoncer le clou déjà sanguinolent d'Apps.

Et ce n'est pas Adobe-Air-Flex, AspDotNet-Silverlight, et leur vision à 5 ans qui vont faire du mal, ou du bien, dans l'immédiat. Ni les couples Mozilla-Xul (quoique...) ou Java-JavaFx, avec leur retard technologique.

Le CWR exploitant des applications internet riches (RIA, Rich Internet Applications) est pourtant l'avenir évident d'un SI de PME-PMI.

Il est probable que la sortie dans quelques mois d'HTML5 serve d'accélérateur pour tous ces acteurs. Et en matière d'accélération, brutale, c'est encore Google qui a montré la plus grande compétence. Pourquoi d'accélérateur? T. Nitot l'explique plutôt clairement; HTML5 va figer, ou diriger les interfaces. Donc les technologies propriétaires s'affolent pour sortir et occuper le terrain le plutôt possible. En devenant un CWR de référence. Ce que Firefox deviendra naturellement, vu l'implication de la fondation Mozilla dans les spécifications d'HTML5. Une base Ajax-RIA.

IBM et Napoléon (oui, Bonaparte...) l'avaient douloureusement prouvé, être présent sur plusieurs fronts, c'est prendre le risque de ne vaincre sur aucun d'entre eux.

Microsoft se veut être force de proposition et de solution, du côté SaaS et du côté CWR.La pseudo bataille Microsoft-Adobe est en fait une querelle d'experts côté applicatifs. Pas côté utilisateur. En face, le client sérieux c'est Firefox-Apps-Gears. Avec un code ouvert, un Apps Engine gratuit, une réactivité potentielle hors norme, des millions d'utilisateurs heureux, un fort capital de sympathie des milliers de développeurs indépendants et un véritable écosystème. Plus brièvement, une vraie évidence.

Reste la garantie de service et la fiabilité des datacenters. Et leur impact sur l'environnement (eh oui, aussi!). N'oublions pas qu'une récente étude de Vanson Bourne, pour Overland Storage sur les DSI français, place cette préoccupation en 3ème position derrière la performance et le coût. Vu la performance et le coût d'une solution SaaS Google le critère environnemental prend une vraie importance! Et Google est le premier fabricant mondial de serveurs informatique. Et son seul client. Il a le vécu des grosses montées en charge mondiales. Il assure avec une très grosse fiabilité la gestion de millions d'utilisateurs, en permanence (24/24-7/7). Au travers de son moteur, mais également au travers des applications ads (publicités), de Gmail, d'Orkut, de Docs (bureautique d'Apps), de Calendar, de Reader... d'Apps!

Difficile pour la concurrence de mettre ces compétences en défaut, et de garantir la même exhaustivité et fiabilité vécue.

De plus Google est un champion socio-environnemental. Systématisme des énergies renouvelables (panneaux solaires), cocooning des salariés, fondation exceptionnelle, devise (Don't make Evil)...

Il va être difficile de combattre une entité qui pour l'utilisateur est un mélange d'Einstein, de Robin des Bois, de Steve Jobs, de mon meilleur pote et du père Noël.

Pourquoi ça va marcher?

  • la gestion des licences est une galère
  • le suivi d'un parc logiciel est couteux
  • la sécurisation des applications est un métier dans lequel les PME-PMI ne sont pas prêtes à investir
  • idem pour la sécurisation des données
  • trouver des compétences Sharepoint est un chemin de croix (mais moi je sais le faire...)
  • Google Apps est un formidable outil de backoffice marketing et commercial (demandez moi pourquoi...)
  • il est acquis que l'on produit un meilleur logiciel en mode collaboratif
  • avec Adobe, seuls les graphistes ont du fun
  • les utilisateurs abusent de Google avec sympathie et supportent Microsoft au quotidien



Alors? Microsoft a déjà perdu la guerre.

Mais il lui reste quelques belles batailles à gagner.



Notes:

* béta compréhensive: une version non définitive, d'une application, mais tolérée largement par les utilisateurs car très peu buggée et largement opérationnelle; une spécialité de Google, totalement intégrée par la génération Y

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C'est un Barrabillet du Barrablog

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dimanche 16 mars 2008

Facebook : Un succès Fragile !

by calii

Créé en février 2004 sur le campus d’Harvard par un étudiant américain de vingt ans, Mark Zuckerberg, le réseau communautaire Facebook « trombinoscope », vaut aujourd’hui 10 milliard de Dollars.

Il permet d’échanger en ligne son « profil » et ses photos de classe. Il s’est répandu comme une traînée de poudre dans les écoles de commerce et les lycées européens, en l’espace de quelques mois. Avec ses 42 millions d’utilisateurs actifs, il est encore loin des 100 millions d’adeptes réguliers revendiqués par le réseau MySpace de Murdoch.

fessebouk

Mais son essor est tel que son fondateur se félicite de ne pas avoir succombé à l’offre de 1 milliard de dollars de Yahoo! en 2006. Toute la question reste de savoir si, quelques années après l’éclatement de la première bulle Internet en 2001, nous ne sommes pas encore à la veille de l’explosion d’une nouvelle « bulle Web 2.0 », dont la tendance à la survalorisation de Facebook serait un des signes prémonitoires.

Avec 15,7 millions de pages vues en août, Facebook est devenu le troisième site communautaire le plus visité aux Etats-Unis, derrière Myspace et YouTube.

A la base du succès des « réseaux sociaux » qui sont en passe de devenir le principal vecteur de croissance du Web (après les moteurs de recherche) : l’engouement des adolescents et « post-ados » (15-24 ans) pour ces sites fédérateurs qui permettent de se regrouper par affinités. Une forme de résurgence de compagnonnage virtuel. Mais le succès de Facebook commence à se propager à certains milieux professionnels où la « cool attitude » est de rigueur (high-tech, publicité…) et où la limite d’âge théorique ne tient plus. Au point que les employeurs australiens ont récemment estimé à 5 milliards de dollars son impact négatif sur la productivité des salariés.

Selon certaines projections, au rythme actuel, Facebook pourrait devenir « le » réseau communautaire du Web 2.0 avec 220 millions de membres actifs en septembre 2008. Le rythme de croissance du bébé de Mark Zuckerberg fait rêver.

Le modèle est simple : on consolide d’abord l’audience, et on « monétise » après à travers la publicité. Aujourd’hui, les sites communautaires sont encore valorisés sur la base d’un « acte de foi » : leur nombre de « visiteurs uniques par mois » (entre 5 et 30 euros par visiteur unique selon les sites), érigé en indicateur avancé du niveau d’investissement publicitaire escompté. La valorisation de Facebook est donc basée sur la double espérance de l’essor parallèle du nombre de ses utilisateurs et de ses recettes publicitaires.

Compte tenu de son profil très « aspirationnel », avec une forte audience de départ dans les universités élitistes et les écoles de commerce du type HEC ou Essec, Facebook est devenu un phénomène de mode particulièrement prisé dans des milieux à fort pouvoir d’achat. Selon Henri de Bodinat (Arthur D. Little), « Facebook est un peu vis-à-vis de MySpace ce que Prada est par rapport à Zara » dans la mode. Le premier qui arrive à conquérir une telle communauté aurait déjà gagné. C’est pourquoi le potentiel de croissance de Facebook serait sans commune mesure avec celui d’un Dailymotion, pâle copie du site de partage de vidéo YouTube.

Le seul risque serait le « syndrome Starbucks », où les premiers aficionados se sentent trahis par une banalisation du concept.

Tous les experts ne sont pas, pour autant, aussi confiants dans la validité du modèle de « développement viral » de Facebook. Le critère de valorisation du « visiteur unique » reste fragile pour un site dont la valeur ajoutée est nettement moins tangible que celle de plates-formes telles qu’eBay ou Amazon.

A la différence de Linkedin ou itLinkz, Facebook est loin d’être perçu comme un outil professionnelau-dessus de 30 ans, être sur Facebook, c’est ridicule », estime un expert). Surtout, même si la vogue des réseaux communautaires bat son plein, l’engouement suscité par Facebook peut être aussi considéré comme le symptôme d’une nouvelle bulle Web 2.0, moins disproportionnée que la précédente, mais dont les effets peuvent être brutaux.

Les indices de survalorisation sont palpables depuis plusieurs mois dans le secteur de la publicité en ligne où les DoubleClick ou Right Media ont atteint des niveaux inédits. Même des vétérans tels que Yahoo ! ou eBay reconnaissent aujourd’hui avoir largement surpayé le comparateur de prix Kelkoo (à 475 millions d’euros) ou le logiciel de téléphonie en ligne Skype (2,6 milliards de dollars).

Le président de Microsoft, Steve Ballmer, a lui-même qualifié de « lubie » l’engouement pour les réseaux sociaux en rappelant le déclin de Geocities, racheté pour 3,5 milliards de dollars par Yahoo! en 1999. Mais Henry Blodget, l’ancien analyste-phare de Merrill Lynch, préfère encore parler de l’« erreur colossale » de Yahoo !

Même à 10 milliards de dollars, il rappelle que la valorisation potentielle de Facebook ne dépasse pas un quinzième de celle de Google (185 milliards de dollars).Certes. Mais les vieux médias ne mènent plus la danse. La parabole du « visiteur unique » a supplanté la mesure d’audience traditionnelle.

Un acte de foi ?

Même si Facebook n’est pas Google, le succès de la monétisation de son audience sera un test majeur pour la valorisation du Web 2.0.

 

Facebook prend le risque d’exposer la vie privée de ses utilisateurs !

Une nouvelle fonction de recherche sur Facebook permet à tout internaute de prendre connaissance des profils personnels de ses membres. Dans un second temps, ces profils s’afficheront aussi dans les résultats des moteurs de recherche classiques.

Vie Privée

Depuis mercredi 5 septembre, tous les utilisateurs du réseau social Facebook sont informés que n’importe quel internaute peut effectuer une recherche depuis la page d’accueil du site, même s’il n’est pas enregistré, et qu’il est susceptible de voir s’afficher leur mini profil parmi les résultats.

Ce mini profil présente une photo de l’utilisateur, son nom et prénom, ainsi qu’un lien permettant de lui adresser un message et, plus indiscret, un autre pour accéder à la liste de ses amis.

Selon la compagnie, il ne s’agit là que d’une première étape, puisque ces mini profils s’afficheront également très bientôt dans les résultats des requêtes effectuées sur des moteurs de recherche comme Google, Yahoo ou MSN.

« Nous étendons ces capacités de recherche pour que les gens puissent vérifier plus facilement qui, parmi leurs amis, est présent sur Facebook », indique un ingénieur de la compagnie sur son blog officiel. « Bien sûr, si vous ne souhaitez pas que ce mini profil soit accessible à des personnes extérieures à Facebook, vous pouvez le configurer dans la page qui permet de paramétrer la protection de votre vie privée », poursuit-il.

41 % des utilisateurs dévoilent leurs infos personnelles en clair

Jusqu’à présent, les membres du réseau social n’avaient d’autre moyen de retrouver des connaissances sur Facebook qu’en recoupant la base d’adresses e-mail de la plate-forme et ses propres carnets d’adresses sur le web (Gmail, Hotmail, Yahoo Mail, etc.) ou dans son logiciel de messagerie.

Cette initiative soulève la question de la protection de la vie privée sur les réseaux sociaux. Selon un consultant en sécurité de chez Sophos, qui a effectué des tests au mois d’août, 41 % des utilisateurs de Facebook dévoilent des informations personnelles, en clair, qui sont accessibles à des personnes étrangères. Et elles sont 82 % à avoir répondu favorablement à une demande d’ajout dans leur liste d’amis d’une personne fictive.

Or le fait de faire partie de la liste d’amis d’un membre permet d’accéder à toutes ses informations personnelles et à celles qu’il poste au quotidien sur la plate-forme, par exemple via des applications comme Twitter.

L’expert en sécurité espère que cette extension des capacités de recherche sur Facebook va sensibiliser les gens aux risques qu’ils encourent, comme le vol d’identité. Et les encourager à n’autoriser que les personnes auxquelles ils ont accordé leur confiance à consulter leur profil complet, ce que Facebook permet de paramétrer.

Des Utilisateurs Crédules !

Une recherche menée par Sophos indique que les abonnés du réseau de socialisation Facebook donnent trop facilement leurs renseignements personnels.Pour mener cette étude, les experts de Sophos ont créé la fiche d’une personne fictive appelée Freddi Staur (une anagramme de ID Fraudster). En guise de photo, ils ont présenté l’image d’une petite grenouille en plastique et ils ont précisé un minimum de renseignements sur cette personne. Au nom de Freddi, ils ont ensuite envoyé une demande de “lien d’amitié” (friend request) à 200 personnes au hasard.

L’objectif de l’exercice étant de recueillir le plus d’informations possibles sur chaque personne.

De la façon dont Facebook fonctionne, les personnes qui acceptent la demande déterminent le degré d’accès à leur profil auquel aura droit le demandeur. Les résultats sont surprenants : 87 personnes sur 200 ont répondu. Dans la plupart des cas, Freddi a reçu des photos de famille, de l’information sur les goûts, les passe-temps et d’autres renseignements personnels.

L’une des personnes a même indiqué le nom de fille de sa mère, une information souvent demandée pour accéder aux comptes bancaires en ligne.Le problème est que, malgré que le demandeur soit de toute évidence une personne fictive, les gens ne se sont pas méfiés et ont donné automatiquement accès, total ou partiel, à leur profil. Ils ont dévoilé des renseignements qu’ils ne donneraient pas à un inconnu qui les aborde sur le trottoir.

Sophos propose sur son site un guide des bonnes pratiques sur Facebook.

Le document est malheureusement seulement en anglais.

source: calii

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samedi 1 mars 2008

Nouveau sur the.NetworkinGur.us

Ayé! on vient d'implémenter le "Google Talk chatback badge", qui permet aux lecteurs de vos blogs d'interagir directement avec vous, via Google talk ou Gmail, si vous êtes connectés!

Ce sont les bulles BD à droite, juste sous les liens et au dessus du gros bouton NetworkinGur.us

Comment faire pareil avec votre blog? Connectez vous avec votre compte sur Gmail, ou iGoogle, et cliquez sur ce lien. Puis copiez/collez le bout de code de l'iframe proposé, quelque part dans le template de votre blog. Et hop, ça marche!

Et pas besoin pour vos lecteurs d'avoir un compte Google, une fenêtre flash apparaît de leur côté, et un "guest popup" du votre. Il suffit d'accepter.

Un petit pas pour Google...

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vendredi 29 février 2008

Répartition par canal

Il apparaît maintenant comme évident que les canaux de distribution se confondent, surtout dans une économie ou un business modèle basé sur le web. Ainsi, les "B2" (business to), sont de moins en moins cloisonnés. Le B2B (business to business), n'est plus l'apanage de quelques entreprises clic & mortar, et le B2C (customer) n'est plus assuré seulement par de petites échoppes de centre ville. Enfin, le C2C, ce n'est plus le vide grenier ou le le journal de petites annonces. Et tous s'inscrivent de façon idéale dans un modèle de longue traîne.


La répartition des ventes selon les canaux de distribution

Une entreprise qui ne proposerait pas le panel complet, se verrait concurrencée par des acteurs dont elle ne maitriserait pas les codes, et les usages, voyant s'échapper une frange importante de clients. Une stratégie multi-canal (le mot prend tout son sens ici), et donc indispensable.

Et le développement de l'identité numérique de l'entreprise dans l'univers des réseaux sociaux une évidence! Être présent sur MySpace, FaceBook, Viadeo ou LinkedIn, avoir une boutique sur eBay, des reportages corporate sur DailyMotion ou Youtube sont un pré-requis à une stratégie de communication vers toutes les composantes B2. Bien peu d'entreprises, en France, en sont conscientes.

Et peu de sociétés proposent ce service, typiquement B2B ;-), laissant ainsi perdurer une situation peu enviable au sein d'une économie européenne de plus en plus numérique. Éric aborde le sujet dans un billet du blog Business Social Networking.

Je vous laisse réfléchir aux noms des axes... la réponse dans Business Social Networking v2!

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mercredi 20 février 2008

IBM doit se reveiller

Après :

  • la lecture des définitions de Fred Cavazza et Louis Naugès sur l'Entreprise 2.0
  • 2 années d'études sur les réseaux sociaux
  • plus de 15 ans d'expertise sur les plateformes collaboratives (Microsoft Exchange / Sharepoint , Lotus Notes / Domino )
  • Google depuis 1 an
  • l'analyse menée avec Patrick Barrabé dont les résultats sont dans notre livre blanc "Business Social Networking"

Aprés tous ces éléments, nous pensons que les RSP représentent l'avenir des outils collaboratifs car ils permettent des échanges intra et inter-entreprises. Nous prévoyons qu'ils perceront là ou la CRM (GRC) n'a jamais rencontré un succès auprès des PME/PMI.

J'ai la sensation que nous sommes en train de réinventer une offre de services qui est aujourd'hui présente dans le catalogue d'IBM. Un effort de mémoire permet de nommer Lotus Notes comme une des premières plateformes (propriétaire) à proposer ces services. Un gros effort technique et beaucoup de patience (modem 28,8) permettait de bâtir une solution inter-entreprise. IBM a même su prendre un virage web avec iNotes dans Lotus Sphère.Microsoft ne fait que peu de vague mais pose ses briques (Messenger, Exchange, Moss 2007, Groove, ...) et pourrait bien une fois de plus prendre IBM de vitesse.

Mais que fait IBM ? ..... le dormeur doit se réveiller

source: Éric Herschkorn

Choisir son Reseau Social

La question n'est plus tant de savoir s'il faut être présent sur les réseaux sociaux dans le cadre professionnel, mais plutôt de savoir sur lequel on s'inscrit !
Faber Novel, nous livre une cartographie intéressante :

On trouvera sur www.slideshare.net des présentations pertinentes de Faber Novel sur les réseaux sociaux et notement sur Facebook.Nous annonçons la sortie d'un support de formation consultable en mars sur slideshare et une 1ere en partenariat avec l'Echangeur (CCI) et Viadéo le 6 Mars 2008 à Marseille (CMCI).

source: Éric Herschkorn

jeudi 14 février 2008

Mybloglog vs Ziki

Vous pouvez vous logger sur Mybloglog avec votre compte Yahoo afin de promouvoir vos blogs. Vous y définissez votre profil, vos communauté, vos amis, et communiquez vos url sur certains réseaux et média sociaux. Mybloglog propose de nombreux widgets permettant de tracer le passage de lecteurs ou d'afficher vos liens (ex: votre Twitter)

versus Ziki n'est qu'une projection de notre vision à fin 2008 bien que Ziki soit à ce jour le seul à promouvoir gratuitement votre nom dans 3 moteurs de recherche en lien sponsorisé. (merci JFR)
agrège le contenus de mes blogs (Blogger) de façon automatique mais Mybloglog y favorise plus de trafic à ce jour (depuis nouvelle interface !).... à suivre

source: Éric Herschkorn

Authentification et identité numérique

Authentification et identité numérique sur Internet, quelles solutions ?


Google, IBM, Microsoft, Yahoo et VeriSign ont rejoint la board de la Fondation OpenID.
OpenID est un système d’authentification décentralisé qui permet l’authentification unique mais ne gère pas l’identité. Les RSP posent avant tout le problème de l'identité numérique et que l'on soit inscrit ou pas, toute personne ou entreprise est concernée par l'usurpation d'identité à l'heure de l'économie numérique. Nos multiples connexions imposent de retenir des couples identification/mots de passe que nous unifions manuellement : email/password préféré !

Le “sigle sign-on” qui est un vieux problème en système informatique. A l’époque de Gemplus, j’ai eu la chance de travailler en R&D avec leur Labs pour éditer une solution d’authentification forte à base de carte à puce (smartcard). Cela permettait de stocker les différents id/password et d’identifier un collaborateur de façon unique. (Plus simplement, comme si vous connectiez sur votre PC le matin avec votre carte bleu)
Aucune "smartcard solution" n’a réellement percé (hors secteur bancaire) et Bill a gagné la bataille avec son “Active Directory”. Microsoft n’a pourtant pas réussi a imposer son compte Passport qui proposait une offre sécurisée et propriétaire sur Internet !

La sécurité d’accès logique ne nous intéresserait que lorsque l’on touche à notre portefeuille (carte bancaire) ? La nature des informations sur le Net sont des valeurs qui peuvent pourtant nous couter cher !
Dans les RSP, il convient de s'assurer de l'identité de son interlocuteur avant d'échanger une information majeure et de se méfier des marionnettes. De même qu'il faille prendre de grandes précautions avant de télécharger une application au sein de son Facebook. Prudence chez Viadéo, Linkedin et Xing qui n'ont rien proposé au delà d'annonces fin 2007 sur l'intégration de programmes sécurisés.

En conclusion, il va falloir apprendre à vivre avec son temps.

ps: voir aussi sur Mashable

source: Éric Herschkorn

samedi 2 février 2008

Le retour des clans

Des premières communautés comme MSN aux réseaux sociaux professionnels en passants par les alumini et autres tribus, la notion d'appartenance reviens en force.
Les clans s'organisent autour de chaque plateforme soit par centrés d’intérêt, soit par collèges soit par effet de mode.
MyTrybe est un nouveau réseau social qui connecte des membres partageant les mêmes gouts et valeurs personnelles.

Notre analyse sur cette notion de clan s'appuie sur la définition de base (wikipedia) des huit symptomes de la pensée de groupe. Le contexte social et économique n'est certainement pas étranger à ce phénomène.

Tel Rahan armé de mon clavier sur mon fidèle PC, j'explore avec Patrick ces différentes "civilisations 2.0" en parcourant le fleuve ADSL. Nous espérons apporter lors de nos séjours sur les RSP une expertise du business et des usages que nous troquons contre des fonctionnalités et de la technologie 2.0.
Nous traversont donc l'age de pierre du networking vers le WEB3 sans autre danger que de croiser des Trojans et autres bestioles pour l'instant encore farouches.
Peut être sommes nous en train d'enterrer les futurs vestiges des paléontologues de quatrième millénaire!
Je passais deja pour un dynosore de l'informatique Grrrrrrrrrrrr

source: Éric Herschkorn

Du e-Commerce au Social Shopping

Les sites de e-commerce se "socialisent" !

eBay à ouvert la voix et de nombreux sites de vente en ligne ont pris le chemin du réseau social.
Il est fort à parier que l'on retrouve des VPCistes dans les réseaux communautaires comme Flick'r ou youtube et sociaux tels Facebook et Myspace.

Nous confirmons l'aspect tendance que prennent les réseaux sociaux en ce début d'année et nous y voyons plus une évolution du commerce électronique enB2C qu'un simple effet de mode.

A quand les ténors de la Grande Distribution ?

Carrefour, Darty ou la FNAC ne devraient pas avoir un gros effort à faire pour occuper le terrain et y implémenter leurs programmes de fidélité B2C. J'imagine sans peine que des marques arrivent en force dans Facebook soit en direct soit par des initiatives des accrocs.

Tapez RICARD dans dans les groupes Facebook ... cqfd !

Exemples de sites social shopping :


source: Éric Herschkorn

dimanche 27 janvier 2008

"Il ne peux en rester qu'un"

L'année 2008 sera l'année incontestée des réseaux sociaux de tous bords. Nous avions mesurée une forte poussée en 2007 mais les ténors ont su occuper le terrain et se partager le buzz. Parmi les noms qui ont le plus souvent été cités :Facebook, Myspace, Twitter, Google (et ses déclinaisons), Yahoo, Viadéo, Xing, Ning, Netvibes, Ziki, Linkedin Microsoft ...
Les grands absents : 6nergies, IBM, ... !
Depuis décembre, il ne se passe pas une semaine sans que le Net nous annonce la sortie d'un nouveau réseau social. Les acteurs de toutes tailles se mettent aussi au réseau social (Cisco, hp, Monster, eBay,mybloglog, ... ) sans compter les fournisseurs de messageries qui voient dans leur solution une marche facile à franchir.

Sur le segment des réseaux sociaux professionnels (RSP), au delà des trois spécialistes et si l'on fait abstraction des plateformes sachant tout faire, nous devrions voir arriver de nombreux acteurs disposant déjà d'une base d'abonnés. Des pistes par segments métier:

  • Emploi/Recrutement : Monster devrait être le 1er mais j'imagine que l'Apec, l'ANPE, les acteurs du travail temporaire, les cabinets de recrutement, sites emploi, ...
  • VPC : eBay est le 1er spécialiste de la vente par correspondance qui devait etre suivi par l'ensemble des acteurs de la VPC comme La Redoute, Les 3suisses, Quelle
  • Grande distribution: Darty, Conforama, Carrefour, Auchan, ...
  • Institutionnels : CCI, Maison des associations, URSSAF, ...
  • Luxe : Parfum, bijoux, alchool,
  • Editeurs de logiciels : Salesforce, IBM, Microsoft, hp, ...
  • ...

Bien que la liste soit longue, je ne voie pas comment il est possible d'imaginer que chaque internaute puisse passer du temps sur plusieures plateforme. Des programmes de fidélité en ligne voient déjà le jour et la concurrence devrait rapidement évincer un nombre d'acteurs croissant.Viadéo, Xing, Linkedin ...!?

il ne peut en rester qu'un

source: Éric Herschkorn

lundi 31 décembre 2007

Recrutement 2.0

Le qualité du recrutement de forces de vente a toujours été un facteur de réussite d'une équipe commerciale. Si l'on écarte le fonctionnement d'équipe de vendeur en porte à porte (durée de vie 3 semaine), le succès de l'intégration de nouveaux collaborateurs passe par la capacité à obtenir des résultats pendant cette période. Au delà de la période d'essai contractuelle, chaque entreprise connait la durée d'un cycle de vente qui varie en fonction de la complexité des produits proposés (équipements et/ou services). Le e-recrutement passe dans sa phase 2.0 en s'appropriant les médias et réseaux sociaux. De grandes sociétés n'hésitent plus à présenter leur entreprise sur Youtube et d'y adjoindre le témoignage de collaborateurs. J'y voie la transposition du markéting multicanal et la disparition des acteurs du recrutement à faible valeur ajoutée .... et la liste est longue !

A l'heure ou le nombre de demandeurs d'emplois augmentent dans l'hexagone, on constate une pénurie de spécialistes, de cadres et de commerciaux ? Il est évident que la fourchette d'éligibilité est de plus en plus courte :

   * plus de 25 ans mais moins de 45
   * Bac + 4 avec une langue vivante
   * une solide expérience mais pas trop
   * une grosse valeur ajouté mais un salaire de la peur
   * un autonomie avec un responsable à qui reporter des résultats
   * ...

Mais quelle est la valeur ajoutée de l'entreprise au delà de son enseigne :

   * plan de carrière ?
   * plan de formation ?
   * encadrement ?
   * pérennité ?

Le recrutement 2.0 devrait apporter un modèle économique au réseaux sociaux professionnels tels Viadeo, Xing ou Linkedin nettement moins onéreux que Monster, les cabinet de recrutement et plus pertinent que les institutionnels (ANPE,APEC, ..). Les RSP présentent beaucoup plus qu'un curriculum et permet un contrôle de références à travers les contributions d'ex clients ou la cooptation de collègues de travail. Ce modèle devrait favoriser les mercato et donner du souci aux responsables de ressources humaines. les responsable de RH qui passent des annonces élitistes en direct ou via des "experts" risquent de se retrouver de l'autre coté de la barrière et de prendre la mesure des habitudes qu'ils ont largement contribué à instituer.

Cette évolution devrait exploser en 2008 et modifier les usages liés au marché de l'emploi. Seules les sociétés de travail temporaire qui ont en charge la DUE et de la feuille de salaire restent légitimes. Les usages évoluent mais les critères de sélection restent enracinés dans les habitudes ... et tous les 2.0 auront bien du mal dans l'hexagone avec une mentalité 1.0 Il appartient aux commerciaux de se mettre rapidement en ligne afin de ne pas rater une évolution de carrière propulsé par ces nouveaux médias; Aux directeurs commerciaux de s'approprier cette nouvelle génération d'outils.

jeudi 1 novembre 2007

BarcampMarseille1

Le 31 octobre s'est deroulé au cours Julien le 1er Barcamp marseillais. Une centaine de participants très éclectiques mais néanmoins intéressants étaient présents.

J'ai participé avec grand intérêt au groupe sur la thématique du Web 3 et des réseaux sociaux. Un videocast est disponible sur Youtube. Un groupe spécifique a également été créé sur Facebook.

Bonne vision, bonne lecture.

samedi 27 octobre 2007

Livre Blanc - Business Social Networking

Nous venons de mettre en ligne et à disposition la première version du livre blanc "Business Social Networking".


Ce livre est sous-titré:

  • Intégration des Services des Réseaux Sociaux dans le développement et la Gestion de la Relation Client et Partenaire
  • Pistes et éléments de réponse pour une amélioration de la performance dans l’entreprise étendue


Il s'agit d'une analyse et des perspectives d’utilisations des réseaux sociaux en complément des solutions de gestion de la relation clients et partenaires en entreprise. Il propose des pistes pour améliorer globalement la performance de l’entreprise, en s’adaptant aux nouveaux usages mis à disposition des clients, partenaires et collaborateurs.



Les professionnels peuvent désormais accéder à ces plateformes sans pour cela posséder de moyens humains et informatiques importants. Ce livre blanc décrit les principaux aspects de l’intégration des réseaux sociaux professionnels en ligne dans un processus de vente, son développement et son suivi commercial.

Les autres domaines majeurs couverts par ces plateformes (RH, emploi, etc …) sont cités et brièvement abordés ; ils sont actuellement à l’étude et feront l’objet de développements ultérieurs. C’est la 1ere brique de l’offre « Business Open Source & Systems »  de NetworkinGurus.

Louis Naugès a aimablement accepté de le préfacer. Louis est titulaire d’un diplôme d’Ingénieur Supelec, d’un MBA de l’IAE de Paris et d’un MBA de Northwestern, à Chicago. Il a enseigné à l’Insead, à l’IAE de Paris, à SupElec, à Science Po, à l’ESCP... Il est également Président de Révevol, Président fondateur de Microcost, et conférencier international. Il est aussi le créateur du terme "bureautique".

Pour la version papier ou pdf imprimable, disponible sur lulu.com:

qurl.com/gk9nh


En téléchargement ici:

télécharger le livre

Attention: ne diffusez pas ce document, mais faites plutôt un lien sur ce billet. En effet, nous risquons d'y apporter des corrections, et ce lien pointera également vers les versions ultérieures (la v2 est déjà en préparation).

::

lien vers ce billet: http://redir.fr/gawu

jeudi 6 septembre 2007

Non au spam social de Quechup !

by Fred Cavazza

Grosse frayeur ce matin en découvrant des centaines de messages en réponse à des invitations pour rejoindre le réseau Quechup, invitations que je n’ai jamais envoyées.

N’acceptez en aucun cas ces invitations (qui proviennent pourtant de mon compte de messagerie).Je m’excuse auprès des centaines (milliers ?) de victimes de ce spam social orchestré par ce qui semble être une nouvelle génération de voyous du web.

Honte à moi, comment ai-je pu me faire berner par ce service ? Visiblement je ne suis pas le seul à être tombé dans le panneau, une simple recherche dans Google remonte un certain nombre de billets relatifs aux techniques honteuses et malhonnêtes utilisées par ce service : Quechup And Mass Hysteria, Quechup Just Spammed My Address Book

Ce service repose sur un principe de prolifération virale diabolique. Voilà en gros comment c’est déroulé ce hold-up :

  1. J’ai reçu une invitation d’un proche me vantant les mérites d’un nouveau réseau social ;
  2. Comme je me passionne pour le web 2.0 et les réseaux sociaux je décide de cliquer sur le lien et de tester ce service ;
  3. Pas beaucoup d’informations sur leur site, aucun levier de différenciation par rapport aux autres réseaux ;
  4. Comme je suis un peu déçu et surtout intrigué par le fait que quelqu’un de mon entourage proche me recommande ce réseau, je décide de pousser un peu plus loin mon investigation ;
  5. Ils me proposent de rechercher dans mes contacts ceux qui sont membres dans ce réseau (une fonctionnalité “classique” déjà proposée par d’autres services comme Twitter ou Plaxo) ;
  6. J’entame alors un processus en plusieurs étapes (avec une étape finale de validation) pour fouiller dans ma base de contacts sous Gmail ;
  7. Un gros doute m’assaille, j’abandonne la procédure en cours et je me déconnecte ;
  8. Plus de nouvelle pendant plusieurs semaines, ni de relance de leur part ;
  9. Envoi massif d’invitations dans la nuit (sans mon accord) ;
  10. Grosse émotion ce matin en découvrant les centaines de messages (”Pourquoi cette invitation ?“, “Out of the office“…)

Et voilà, je me suis fait avoir comme un bleu, et je tremble à l’idée des centaines (milliers ?) d’invitations envoyées. Encore une fois je tiens à m’excuser publiquement pour la gène occasionnée. Et pour me faire pardonner, je m’engage à offrir un verre d’eau aux “victimes” que je croiserais au Yulbiz de la semaine prochaine ;-)

Plus sérieusement je suis choqué et profondément attristé par les méthodes de ces voyous. Qu’espèrent-ils ? Recruter un maximum de membres avec cette technique (à la limite de la légalité) et revendre leur service ? Une idée stupide et surtout une stratégie grotesque, car n’est pas Facebook ou LinkedIn qui veut.

Voilà en tout cas une bonne leçon qui nous met en garde contre la menace de ces nouveaux spameurs. Heureusement il est très simple de se désinscrire : Menu “Account” et cliquez sur “Cancel membership“.

Le pire dans cette histoire c’est que les spammeurs utilisent maintenant des techniques de plus en plus sophistiquées pour arriver à leur fin. Exemple avec cette incroyable histoire de  chantage : This Guy Will Ask Spammers To Stop Spamming You.

source: fredcavazza.net

Votre face sur Google grâce à Facebook !

from Ratiatum

Décidément, Facebook et la vie privée, c'est pas trop ça. Nous rapportions déjà il y a peu à quel point il était facile pour n'importe qui d'accéder aux données sensibles d'utilisateurs peu méfiants. Une nouvelle initiative du réseau social devrait baisser le peu de confidentialité que ses utilisateurs y avaient toujours plus bas. Il s'agit de permettre aux non inscrits de trouver des membres grâce aux moteurs de recherche du type Google, MSN Live ou Yahoo.

Les informations fournies se cantonneront au nom de la personne et la photo mais on peut déjà imaginer nombre de situations embarrassantes suite à des découvertes de profil non prévues. Facebook, de se côté, espère que cela "poussera plus de gens à se connecter et apprécier Facebook sans dévoiler d'informations ou de données".

Facebook avait déjà essuyé les foudres de ses utilisateurs lorsque le site avait introduit une fonction permettant de voir instantanément les activités de ses amis sur le réseau. La plateforme avait alors offert la possibilité de bloquer cette option et semble avoir retenu la leçon pour sa nouvelle disposition. Il sera donc possible aux utilisateurs de régler les options de confidentialité afin de rester invisible des moteurs de recherche, mais il est bien possible que le blocage ne le soit pas par défaut et on imagine déjà le nombre d'internautes qui l'apprendront à leurs dépends.

source: Ratiatum

mercredi 5 septembre 2007

Les profils Facebook bientôt indexés dans Google !

by Aziz Haddad

Facebook a annoncé aujourd’hui le lancement de la recherche publique de profils ce qi veut dire que votre page profil sera disponible sur le moteur de recherche interne de Facebook (même aux personnes non inscrites) et bientôt aux moteurs de recherche Google, Yahoo et MSN Search.
A partir de demain, les membres disposeront de 1 mois pour changer leurs “privacy settings” avant que les profils ne soient indexés dans les moteurs de recherche, les résultats vont inclure, entre autres, votre nom ainsi que la photo de votre page profil.

Ceci est clairement un tournant (comme cela a été le cas pour les news feed) qui va faire part à beaucoup d’utilisateurs, pensez à éditer votre “limited profil” car c’est lui qui apparaitra et sera linké par les moteurs. (les profils des +18 ans uniquement seront indexés). Les screenshots ci-dessous montrent le fonctionnement de la nouvelle “search box” publique de Facebook.

Il est important de noter qu’il y’a des profils facebook qui sont déja indexés par les moteurs (peut-être à cause du badge que certains affichent sur leurs blogs/sites)

Explication de Facebook:

“The Public Search Listing of a profile shows the profile picture thumbnail and links to interact with a user on Facebook. People will always have to log in or register to poke, message or add someone as a friend. A user can also restrict what information shows in their public listing by going to the search privacy page. For instance, if a user does not want their profile picture to be shown, they can uncheck that box under “What people can do with my search results”.

facebooksearch.PNG
facebookresult.PNG

source: Mashable France

A Bill of Rights for Users of the Social Web

by Joseph Smarr

Preamble:
There are already many who support the ideas laid out in this Bill of Rights, but we are actively seeking to grow the roster of those publicly backing the principles and approaches it outlines. That said, this Bill of Rights is not a document “carved in stone” (or written on paper). It is a blog post, and it is intended to spur conversation and debate, which will naturally lead to tweaks of the language. So, let’s get the dialogue going and get as many of the major stakeholders on board as we can!

A Bill of Rights for Users of the Social Web
Authored by Joseph Smarr, Marc Canter, Robert Scoble, and Michael Arrington
September 4, 2007

We publicly assert that all users of the social web are entitled to certain fundamental rights, specifically:

  • Ownership of their own personal information, including:
    • their own profile data
    • the list of people they are connected to
    • the activity stream of content they create;
  • Control of whether and how such personal information is shared with others; and
  • Freedom to grant persistent access to their personal information to trusted external sites.

Sites supporting these rights shall:

  • Allow their users to syndicate their own profile data, their friends list, and the data that’s shared with them via the service, using a persistent URL or API token and open data formats;
  • Allow their users to syndicate their own stream of activity outside the site;
  • Allow their users to link from their profile pages to external identifiers in a public way; and
  • Allow their users to discover who else they know is also on their site, using the same external identifiers made available for lookup within the service.

source: OpenSocialWeb

dimanche 2 septembre 2007

Facebook: ça sert à quoi ? (approche perso)

by Aziz Haddad

Facebook

"Au delà du phénomène de mode et du simple fait de s'y inscrire (et d'y être parceque tout le monde y est), y'a t il un réel intérèt et utlité à Facebook?"

Définitivement, OUI ! Je ne parle pas ici d'une utilisation pro (que j'essayerais de développer lors d'un futur post) mais bien sûr perso. Que fait-on sur Facebook ? Les usages diffèrent selon les personnes, leurs profils, leurs réseaux, leurs centres d'intérèts.. mais au lieu de vous parler de ce que chacun peut faire, je vais vous énumérer ce que moi je fais:

- Retrouver d'anciens amis/collègues/camarades d'école (jy 'ai retrouvé des personnes que je n'ai pas vu depuis plus de 10 ans !)
- Suivre et agréger l'actualité de mes contacts par l'intermédiaire du newsfeed en un simple coup d'oeil
- Créer/rejoindre des groupes pour échanger autour d'un thème/évènement/centre d'intérèt. (ex. Mashabe group ou encore Fans de Texas Hold'em)
- Uploader mes photos/vidéos (de les taguer pour informer automatiquement mes contacts que je les ai cités)
- Agréger/importer le contenu de mon blog/mes profils sur d'autres communautés/réseaux.
- Partager/écouter/découvrir de la musique (iLike, Last.fm, Whatzatsong...)
- Communiquer (Chats/email/SMS) avec mes contacts.
- Micro-bloguer (cf. "status update" ou encore les applis Twitter et Pownce)
- Organiser simplement un évènement/soirée/sortie/meeting
- Commenter/publier/partager mes liens favoris avec ma communauté.
- Jouer à des jeux en flash/quizz...
- Tracker les dates d'anniversaire de mes amis

Et vous, vous faites quoi sur Facebook? Pourquoi recommanderiez vous à qq de s'y inscrire? (ou pas)

source: Aziz Haddad

samedi 1 septembre 2007

Facebook : un nouveau Google?

from Cluster 21 - GoogleManagementTV's videoblog

Si Google était au début des années 2000, la société à suivre de près, FaceBook est aujourd’hui celle qu’il faut observer de plus près. On sait qu’il s’agit d’un réseau social, né dans une université à Harvard, assez proche, quant à la technologie de Myspace, mais assez différent quant à l’ergonomie. Détail qui a son importance et que des sociologues, je pense à Danah Boyd, ont vite identifié : là où Myspace séduit plutôt les jeunes des classes populaires, FaceBook attire les jeunes étudiants, les futurs diplômés et, avec eux, leurs amis, leurs familles, leurs collègues, les cadres.

Son succès a été foudroyant. Longtemps réservé aux lycéens et étudiants, il n’est pleinement ouvert au public que depuis la fin mai, mais il a déjà plus de 30 millions de visiteurs, ce qui en fait l’un des dis premiers sites les plus visités aux Etats-Unis. 150 000 personnes s’inscrivent chaque jour sur le site qu’a créé Mark Zuckerberg lorsqu’il était étudiant à Harvard. Plus de 10% de la population canadienne est inscrite sur Facebook qui est aujourd’hui surtout anglo-saxon, mais la France s’y est mis.  

Ce succès est en lui-même un bon motif de regarder plus près ce réseau. Il tient pour beaucoup à ce que l’on pourrait appeler son approche du réseau social. À l’inverse de ce qui se passe sur Myspace ou sur d’autres réseaux sociaux, on ne se cache pas, on ne se déguise pas sur Facebook : on affiche son identité réelle. Les gens que l’on rencontre sont donc des gens réels, avec lesquels on a ou peut avoir dans la vie courante des contacts d’amitié, de travail… dit autrement, Facebook apporte des outils à des communautés déjà existantes : ce sont des gens qui se connaissent déjà qui s’y rencontrent. Rappelons-le, il est né dans une université, dans un milieu dans lequel on se croise, on rencontre… Il permet, au fond, d’automatiser toute une série de tâches que l’on réalise au quotidien dans notre vie sociale : on échange des adresses, des photographies, des informations… Ce qui explique que Mark Zuckerberg parle de service social, “social utility”, plutôt que de réseau social, de “social network”. Et cette notion de service n’est pas une astuce de marketing, elle correspond bien à une réalité comme en témoigne les comportements des utilisateurs : la moitié des internautes inscrits sur Facebook s’y connectent au moins une fois par jour. Ce qui montre bien la place que ce service est appelé à prendre dans la vie de chacun.

Naturellement, les observateurs se sont très tôt posé la question de l’avenir de ce produit, de son modèle économique. On a beaucoup parlé de sa vente : Yahoo! a proposé il y a quelques moins un milliard de dollars aux fondateurs de Facebook. Ils ont refusé et ils ont également démenti avoir l’intention d’aller sur le marché. On a beaucoup également parlé de leur financement par la publicité et notamment de l’accord qu’ils sont signé il y a quelques semaines avec Microsoft qui lui donne l’exclusivité sur la publicité. Mais il me semble que ce produit mérite d’être suivi pour trois autres motifs :

- d’abord, pour son modèle économique qui reste ouvert. La publicité est évidemment la piste à laquelle on pense immédiatement pour le monétiser. Mais il peut y en avoir d’autres. On peut notamment penser à des systèmes de distribution de type tupperware qui s’installeraient dessus. Si j’aime un produit, un disque, un livre, une marque, je peux le faire savoir à mes amis, je peux éventuellement être rémunéré sur les ventes réalisées sur mon réseau…

- ensuite, pour son modèle d’innovation qui n’est pas tout à fait celui de Google. Facebook, comme Myspace avant lui, d’ailleurs, est largement ouvert à d’autres applications venues de l’extérieur, il offre un espace où les développeurs peuvent non pas commercialiser mais toucher des utilisateurs. Il pousse très loin la logique des widgets qu’Apple, Google et quelques autres pratiquent déjà. Mais plutôt que d’y voir un accompagnement ludique, marginal, ils en font un des éléments clefs de leur offre. On connaissait le duo système d’exploitation/logiciel, on voit là apparaître un autre duo : plateforme/applications.

- enfin, pour ses usages professionnels. C’est sans doute le plus surprenant : les grandes entreprises informatiques l’on adopté : plus de 5000 collaborateurs de Google sont inscrits sur Facebook, ce qui représente à peu près le tiers des effectifs de l’entreprise, plus de 13000 collaborateurs de Microsoft, dont Bill Gates, plus de 16000 collaborateurs d’IBM (on peut contrôlous ces chiffres de la manière la plus simple : en allant sur la page des réseaux de ces entreprises sur Facebook). Pour l’instant, le phénomène concerne surtout des entreprises informatiques. On peut penser que certains de leurs collaborateurs se sont inscrits pour comprendre et voir ce qui se passe sur ces sites. Mais on peut également penser qu’ils sont les mieux équipés et les plus ouverts aux nouvelles technologies, les plus intéressés par les possibilités qu’elles peuvent offrir. Les effectifs, des milliers de collaborateurs font penser que ces outils sont en train de devenir autre chose. Ils jouent probablement le rôle d’annuaire interne, de lieu d’échanges, de travail collaboratif. Quelque chose est sans doute en train de s’inventer ici, qu’il est malheureusement assez difficile d’analyser puisque ces réseaux d’entreprises sont fermés, on ne peut pas y accéder si l’on n’est pas soi-même salarié.


source: Cluster 21 GoogleManagementTV's videoblog

vendredi 31 août 2007

Yahoo Kickstart: le “Facebook like” de Yahoo

by Aziz hadad

kickstart.PNG

Yahoo est entrain de construire un réseau social pour les étudiants qui recherchent un travailà la recherche de leur premier emploi. Yahoo Kickstart (disponible si mise en ligne à l’adresse: kickstart.yahoo.com) est un service qui connectera les étudiants avec les anciens élèves d’entreprises pour lesquelles ils veulent travailler.
Les membres disposent de pages profils affichant un CV à la LinkedIn. Dans un système très similaire aux Networks d’entreprises sur Facebook, les sociétés disposent de groupes que les étudiants pourront rejoindre. Pour y avoir accès, les étudiants devront passer par un ancien de leur école qui travaille par cette entreprise (cette personne est appelée “In”). Le site dispose également de pages d’universités avec forums, évènements…

Yahoo Kickstart peut néanmoins ne jamais voir le jour: c’est toujours un service au stade du concept actuellement en test avec des étudiants, mais si les tests se révèlent concluant, Yahoo annoncera son lancement officiel et l’ouvrira au reste de la population étudiante. On ne peut s’empêcher qu’un tel service sera en concurrence directe avec Facebook qui est un acteur déja bien établi dans le monde étudiant et permettant déja des mises en relation du même genre, si Yahoo veut se démarquer avec sa communauté de niche et séduire cette cible, il devra clairement proposer de nouvelles fonctionnalités/contenu dont ne dispose pas Facebook. Impossible? Trop tard? Wait & See !

kickstart1.PNG
kickstart2.PNG

source: Mashable France

Facebook : Nouveau Microsoft ou MySpace «killer» ???

by Claude Malaison

Décidément, il ne peut pas se passer une journée sans qu’il faille parler de Facebook… Vous vous souvenez de mon billet du 26 juillet dernier ? Celui où justement je ne voulais pas en parler ? En fait, j’avais alors fait un bref tour d’horizon sur tout ce qui s’écrivait sur Facebook, la plateforme numéro 2 du networking social et en particulier sur un billet écrit par Duncan Riley et paru récemment sur TechCrunch. Le titre du billet est accrocheur : «Could Facebook Become The Next Microsoft?». Eh bien, Business 2.0 en remet dans son édition du mois de septembre, sous la plume de son meilleur journaliste Michael Copeland. Comme Don Tapscott a eu la brillante idée d’intituler son livre sur les wikis, Wikinomics, Business 2.0 titre : «The Facobook Economy» et reprend le thème de Riley, soit que Facebook est bien plus qu’une plateforme de networking social.

Copeland, aidé de Lindsay Blakely estime que le créateur de Facebook, Mark Zuckerberg a eu le trait de génie d’ouvrir son code aux développeurs et surtout de les laisser «profiter» de la popularité de leurs applications créées et hébergées sur Facebook et ainsi faire de l’argent. Les histoires de mini-succès applicatifs sont depuis, fort nombreux. Certains développeurs sont ainsi sortis de l’ombre et ont maintenant leur moment de gloire (et de fortune…). Copeland cite ainsi et longuement le cas de Jia Shen et Lance Tokuda.

Ce nouveau modèle d’affaires est l’anti-thèse d’un MySpace et Copeland et Blakely vont jusqu’à écrire que Facebook est la plus grande menace qu’a eue à affronter MySpace à ce jour. Facebook sera-t-il LE MySpace «killer» ? Selon ComScore, Facebook a eu une croissance de 270% en 2006 contre 72% pour MySpace, ce qui attire le capital de risque (VC). Les développeurs ont donc, pour la première fois, l’accès à cette source de financement via Facebook. Cela, jamais MySpace ou autre plateforme l’avait généré. Le phénomène a aussi généré Appaholic.com, un site qui classe les applications Facebook par popularité, taux de croissance et viralité.

Encore mieux, Facebook est le seul endroit sur le Web où développeurs et utilisateurs sont en contact direct et en interaction. En ce sens, Facebook joue très bien son rôle 2.0 de mise en relation mais pas seulement entre les usagers, on le voit bien… Pas besoin de vous dire que les autres joueurs du marché ne font pas que regarder le succès de ce nouveau modèle d’affaires. Plusieurs se positionnent aussi comme des fabriques d’applications : Bebo, LinkedIn, MySpace et plusieurs autres sont dans la course.

Le mot de la fin revient à Seth Goldstein, co-fondateur de SocialMedia :«Netscape browsed the Web, Yahoo organized it, Google searched it and now, Facebook has made it social». Tout un compliment pour Zuckerberg, qui comme bien d’autres succès planétaires du Web 2.0, a connu des débuts modestes, lui dans une chambre d’une résidence universitaire. la Kirkland House à Harvard. On repassera pour la modestie mais bref, cela pour vous parler d’un autre article du Business 2.0, édition septembre. Dans ce dernier, tout-à-fait original, on retrace le lieu de conception des stars actuelles du Web 2.0. Comme pour le garages du HP et de Apple dans Silicon Valley. En passant Google aussi a été conçu dans un garage. Adresse : 232, Santa Margarita Ave., Menlo Park, CA.

source: Émergenceweb

jeudi 30 août 2007

Viadeo réalise une nouvelle levée de fonds de 5 Millions d'euros !

by Jacques Froissant

Viadeo Viadeo poursuit sa course en avant avec une nouvelle levée de fonds de 5 Millions d'euros auprès d’AGF Private Equity et de Ventech (investisseurs du précédent tour aussi). Avec cette levée de fonds, le total investi dans Viadeo s’élève donc aujourd’hui à 15 millions d’euros.
Le modèle économique de ce type de réseau social commençant à faire sérieusement ses preuves Viadeo a entamé depuis quelques mois un développéprouvé et un positionnement stratégique résolument tourné vers l'international par croissance interne et par rachat (en Chine en particulier). Ainsi sur les deux millions d'inscrits sur ses sites les français ne représentent que la moitié.
L'argent levé va permettre aux managers de Viadeo d'envisager d'autres rachats locaux et d'investir en Asie. Pour bien connaitre une bonne partie de l'équipe, je peux que vous confirmer qu'ils iront loin.
Viadeo emprunte ainsi la