by Claude Malaison

Décidément, il ne peut pas se passer une journée sans qu’il faille parler de Facebook… Vous vous souvenez de mon billet du 26 juillet dernier ? Celui où justement je ne voulais pas en parler ? En fait, j’avais alors fait un bref tour d’horizon sur tout ce qui s’écrivait sur Facebook, la plateforme numéro 2 du networking social et en particulier sur un billet écrit par Duncan Riley et paru récemment sur TechCrunch. Le titre du billet est accrocheur : «Could Facebook Become The Next Microsoft?». Eh bien, Business 2.0 en remet dans son édition du mois de septembre, sous la plume de son meilleur journaliste Michael Copeland. Comme Don Tapscott a eu la brillante idée d’intituler son livre sur les wikis, Wikinomics, Business 2.0 titre : «The Facobook Economy» et reprend le thème de Riley, soit que Facebook est bien plus qu’une plateforme de networking social.

Copeland, aidé de Lindsay Blakely estime que le créateur de Facebook, Mark Zuckerberg a eu le trait de génie d’ouvrir son code aux développeurs et surtout de les laisser «profiter» de la popularité de leurs applications créées et hébergées sur Facebook et ainsi faire de l’argent. Les histoires de mini-succès applicatifs sont depuis, fort nombreux. Certains développeurs sont ainsi sortis de l’ombre et ont maintenant leur moment de gloire (et de fortune…). Copeland cite ainsi et longuement le cas de Jia Shen et Lance Tokuda.

Ce nouveau modèle d’affaires est l’anti-thèse d’un MySpace et Copeland et Blakely vont jusqu’à écrire que Facebook est la plus grande menace qu’a eue à affronter MySpace à ce jour. Facebook sera-t-il LE MySpace «killer» ? Selon ComScore, Facebook a eu une croissance de 270% en 2006 contre 72% pour MySpace, ce qui attire le capital de risque (VC). Les développeurs ont donc, pour la première fois, l’accès à cette source de financement via Facebook. Cela, jamais MySpace ou autre plateforme l’avait généré. Le phénomène a aussi généré Appaholic.com, un site qui classe les applications Facebook par popularité, taux de croissance et viralité.

Encore mieux, Facebook est le seul endroit sur le Web où développeurs et utilisateurs sont en contact direct et en interaction. En ce sens, Facebook joue très bien son rôle 2.0 de mise en relation mais pas seulement entre les usagers, on le voit bien… Pas besoin de vous dire que les autres joueurs du marché ne font pas que regarder le succès de ce nouveau modèle d’affaires. Plusieurs se positionnent aussi comme des fabriques d’applications : Bebo, LinkedIn, MySpace et plusieurs autres sont dans la course.

Le mot de la fin revient à Seth Goldstein, co-fondateur de SocialMedia :«Netscape browsed the Web, Yahoo organized it, Google searched it and now, Facebook has made it social». Tout un compliment pour Zuckerberg, qui comme bien d’autres succès planétaires du Web 2.0, a connu des débuts modestes, lui dans une chambre d’une résidence universitaire. la Kirkland House à Harvard. On repassera pour la modestie mais bref, cela pour vous parler d’un autre article du Business 2.0, édition septembre. Dans ce dernier, tout-à-fait original, on retrace le lieu de conception des stars actuelles du Web 2.0. Comme pour le garages du HP et de Apple dans Silicon Valley. En passant Google aussi a été conçu dans un garage. Adresse : 232, Santa Margarita Ave., Menlo Park, CA.

source: Émergenceweb