by Aziz Haddad

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Babelio est un réseau social français destiné à tous les amateurs de livres qui vient d’être lancé (officiellement) le 1er Août par 3 amis développeurs.

Le coeur du service est un outil de gestion et de partage de sa bibliothèque: les membres peuvent cataloguer leurs livres dans une bibliothèque virtuelle. Une recherche par titre, auteur ou n° ISBN, et le livre est ajouté en un clic dans la bibliothèque. Babelio importe directement les informations relatives au livre dans la base de données d’Amazon (couverture, résumé, coauteurs éventuels etc.)

Les membres peuvent gérer leur bibliothèque en faisant des listes de livres, en ajoutant des notes, des tags, des critiques et des citations, qui sont partagées avec la communauté. Et le site offre les fonctionnalités classiques d’un réseau social : listes de bibliothèques préférées, personnalisation du profil, envoi de messages, listes des bibliothèques “proches” ie des membres partageant les mêmes goûts littéraires, et fil d’actualité (à la facebook)

Les fondateurs nous informent que l’ambition du site, à moyen-terme, et lorsque la base de membres sera suffisamment grande pour être pertinente, est d’en faire l’équivalent d’un Last.fm pour le livre : un outil de filtrage collaboratif et de recommandation beaucoup plus fin que le “Ceux qui ont acheté ce livre ont aussi acheté ces livres-là” d’Amazon ou de la Fnac.

Babelio n’affiche pas (encore) de publicité. Pour lui permettre de payer les serveurs, le site demande aux membres les plus impliqués une petite contribution. Le site est donc entièrement gratuit pour les bibliothèques contenant moins de 300 livres. Au-delà de ce seuil, l’abonnement est de 10 euros pour un an, ou 30 euros à vie. (un système qui sera clairement revu à moyen terme)

Babelio est loin d’être le premier sur ce segment (cf les américains Shelfari et Librarything), mais les communautés qui animent ces sites sont majoritairement anglo-saxonnes, et les infos (critiques et tags en anglais) comme les livres les plus populaires (Catch 22, To kill a mockingbird, par exemple) constituent une barrière pour les utilisateurs français. Les fondateurs sont à l’origine des utilisateurs déçus de Librarything : enthousiastes d’abord sur l’outil, mais déçus ensuite par la communauté, un peu étrangère à leurs goûts de français. (ils expliquent d’ailleurs cela sur un post du blog de Babelio)

Babelio souhaite travailler très vite avec les libraires, bibliothèques, éditeurs, auteurs pour enrichir l’information offerte aux membres (disponibilité du livre en bibliothèque et en librairie, notamment).

source: Mashable France