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dimanche 14 mars 2010

Les tendances du web en 2010

Début de cette année, j'ai lancé un petit questionnaire (pas un sondage, juste un questionnaire), qui avait pour baseline: Selon vous, quelles sont les tendances du Web en 2010? Le questionnaire était bien sûr "Powered by GoogleApps"

Pour les catégories suivantes:

  • Les technos qui vont être tendance
  • Les usages qui vont être tendance
  • Les produits qui vont être tendance (eh oui, ni technos, ni usages)
  • Les vrais gens qui vont être tendance
  • Les entreprises qui vont être tendance

Je vous livre ici les réponses qui ont été faites, avec une franche censure sur les termes inconvenants. Les réponses les plus citées sont en premier.


Les technos qui vont être tendance

  • les outils collaboratifs
  • le cloud computing: tout le monde sur un nuage ;)
  • le SaaS pour le grand public décolle avec l'arrivée de l'OS de Google
  • l'implémentation de la Réalité Augmenté dans des usages courants
  • le Real time web et Mobile mais le vrai mobile hein pas celui qu'on tente de nous faire avaler !
  • la révolution des interfaces venant du jeu vidéo et du mobile (ex : Projet Natal, Nexus One)
  • les tablets visiblement...
  • Androïd
  • le flex, la fibre optique
  • les API Web Sockets
  • la simplification
  • l'ajax


Les usages qui vont être tendance

  • la création et la diffusion de contenus ou de service vont devenir un enjeu majeur pour les annonceurs
  • l'explosion de la sphère vidéo dans le marché B2B
  • les premières applications véritablement ubiquitaire
  • le micro-blogging et son corollaire, l'abandon de Facebook, au profit de Twitter
  • l'implémentation des solutions de e-CRM au sein des réseaux sociaux
  • les sites "Corporate" vont perdre de plus en plus d'importance
  • la vidéo interactive en temps réel
  • les usages ne changent pas réellement, et de toute façon, je n'ai pas beaucoup d'idées sur les usages!
  • les magazines en téléchargement
  • les usages les plus innovants!
  • la recommandation
  • le peer 2 peer


Les produits qui vont être tendance (eh oui, ni technos, ni usages)

  • les smartsmartphones, des smartphones de qualité bien sur! et globalement des produits communiquants intelligemment conçus (c'est à dire pas simplement avec une connexion 3G pour faire beau mais avec une vrai intégration du social media)
  • les tablets, comme chaque fois qu'Apple sort un produit
  • Foursquare
  • Wave (qui restera en version Beta)
  • Chrome OS
  • Pearltrees
  • Natal pour la 360 de Microsoft
  • tous les produits miniaturisés


Les vrais gens qui vont être tendance

  • les community managers
  • les créateurs de contenu
  • les auto-entrepreneurs
  • @barrabe (ben c'est ce qui a été répondu...)
  • @nk_m
  • Google qui déclare la guerre à la Chine. Ca sera le nouveau Hype de cette année: se prendre pour un pays (oui, Google est un vrai gens)
  • Caravan Palace, Ben l'oncle Soul et la famille (+/- amis proches) d'un point de vue général
  • l'équipe de NoWatch.tv
  • Les gens curieux

Les entreprises qui vont être tendance

  • Twitter à une écrasante majorité
  • Stribe => du collaboratif communautaire
  • Pearltrees => encore du collaboratif communautaire
  • les entreprises proposant des solutions collaboratives en entreprise
  • FourSquare, DisMoiOù, Plyce => de la géolocalisation
  • QQ, Baidu et les autres chinoiseries => de la communauté
  • TechTocTV => du Reach Social Media communautaire
  • Womzone => de l'information communautaire
  • RockMelt
  • Les explorateurs du web
  • Arthemia
  • Total Immersion

Voilà.

Bien sûr, ce n'est pas exhaustif, cela n'a pas vocation à être représentatif, mais on peut y constater des tendances pour le collaboratif, le contenu, la gestion de communautés, les communautés elles mêmes et les outils communautaires géolocalisés. Ce qui revient d'ailleurs dans toutes les discussions des réunions auxquelles j'ai pu assister depuis le début de l'année.

Il doit sûrement y avoir du vrai!

Votre avis?

Vous pouvez également me suivre sur Twitter => @barrabe!

lundi 19 mai 2008

Panorama des médias sociaux

Aviez-vous remarqué que le terme “web 2.0” n’est plus à la mode ? Il faut dire qu’à force de nous survendre du “2.0″ à toutes les occasions, le concept fini par lasser. Maintenant, on parle de médias sociaux. Car avec un nombre de services en ligne toujours plus important, des concepts tous plus sophistiqués, des copies, des mashups dans tous les sens… il devenait difficile de s’y retrouve. Voilà pourquoi il était important de morceler cette grosse bouillabaisse qu’était devenu le web 2.0 en plusieurs sous-concepts pour en faciliter la compréhension.

De ce morcellement sont nés le social shopping, l’entreprise 2.0, les médias sociaux et bien d’autres encore. Mais a-t-on déjà pris le temps de bien définir ce qu’étaient les médias sociaux ? Voilà où je veux en venir : donner une définition et une vue exhaustive de ce que ce concept regroupe.

Publions, partageons, sociabilisons !

Dans “médias sociaux” il y a “média“, ce qui veut dire que les médias sociaux sont des supports numériques à une prise de parole ou une publication.

Dans “médias sociaux” il y a “social“, ce qui implique des échanges (fichiers, goûts, points de vus…) mais aussi des interactions sociales (structuration de groupes d’individus en réseaux, acquisition de notoriété, influence…).

Vous l’aurez compris, les médias sociaux sont donc des outils et services permettant à des individus de d’exprimer (et donc d’exister) en ligne dans le but de rencontrer / partager (et plus si affinités).

Une infinité d’outils et de services

La principale caractéristique des médias sociaux est le fractionnement de l’audience : aussi bien au niveau des sources (il existe des centaines de millions de blogs, wikis, forums…) que des supports de médiatisation / sociabilisation, c’est à dire des outils.

Ces derniers peuvent prendre de multiples formes (plus ou moins sophistiquées) et répondre à de nombreux besoins (existant ou non). Le schéma suivant illustre ainsi la richesse et la diversité des médias sociaux :

Comme vous pouvez le constater, ces différents outils et services peuvent être regroupés par catégories :

Ouf ! Ça en fait des services… et nous n’en sommes qu’au début ! Maintenant que le cadre est définit, il est temps de rentrer dans le vif du sujet.

Il y a eu un avant Facebook et il y aura un après Facebook

Les communautés en ligne n’ont pas attendu Facebook pour se regrouper et sociabiliser au sein de forums. Ce n’est pas l’outil qui fait vivre une communauté, mais plutôt la capacité des membres à trouver de nouveaux sujets et modes d’interaction. Donc peu importe l’outil, là où il y a des membres motivés il y a aura une communauté, même avec les outils les plus rudimentaires. Et inversement, vous pouvez proposer les outils les plus sophistiqués, la dynamique communautaire n’en sera pas forcément plus forte.

Si vous lisez régulièrement ce blog, alors vous connaissez déjà mon avis sur Facebook, service qui récolte bien plus d’attention qu’il n’en mérite.

Il n’existe pas d’outil unique pour tout faire

Même si les chiffres penchent en faveur des méta-plateformes comme MySpace, Skyblog ou encore Cyworld, les services à cheval entre plusieurs fonctions (publication, réseau social, partage…) risquent de rapidement noyer les membres dans une mélasse de contenus hétéroclites qui finissent pas faire plus de bruit qu’autre chose.

Donc même si l’audience est concentrée sur 2 ou 3 méga-plateforme, les plus fortes progressions se font aujourd’hui sur des services de niche. Concentrez donc vos efforts sur ces plateformes au succès en devenir plutôt que sur les services mainstream.

Vous ne pouvez plus vous cacher

Que vous le vouliez ou non, les conversations sont là et elles ont lieu avec ou sans vous. Comprenez par là qu’il est complètement illusoire de penser que pour contrôler sa marque il suffit d’empêcher vos employés de blogueur ou de ne pas s’exposer sur les médias sociaux.

Votre marque ne vous appartient plus, elle n’existe que dans l’inconscient des clients / prospects, qui sont accessoirement massivement présents sur les blogs, forums, wikis et réseaux sociaux. Donc à vous de choisir si vous voulez subir les conversations ou essayer d’y participer. D’où l’importance de nommer un “champion des médias sociaux” au sein de votre organisation (Community planner, Social media manager, Community architect, Social analytics expert…).

Quels KPIs ?

Se rapprocher des clients et prospects est un but louable, encore faut-il savoir de quels clients et/ou prospects vous souhaitez vous rapprocher et dans quel but. Il va donc très rapidement falloir être en mesure d’évaluer le potentiel des différents nano-médias sur lesquels vous souhaitez investir. Cette évaluation va reposer sur des indicateurs adaptés aux spécificités et contraintes du média.

De même, si vous souhaitez “approcher” des leaders d’opinion, il va vous falloir les qualifier pour repérer les influenceurs qui présentent le plus de potentiel. Et là encore il existe déjà un certain nombre de critères :

  • Pour les blogs (audience, popularité, nombre d’abonnés RSS / nombre de visiteurs, nombre de commentaires par billet…) ;
  • Pour les micro-blogs (activité moyenne, nombre d’upate par jour, nombre de following / followers…) ;
  • Pour les réseaux sociaux (richesse du profil, ancienneté, nombre d’amis et d’amis d’amis…).

Et si vous souhaitez accélérer la manœuvre il existe même des indicateurs de performance fondés sur le potentiel d’influence : pay-per-post pour les blogs, pay-per-tweet pour les microblogs, pay-per-acquisition pour les réseaux sociaux.

Il reste encore un long chemin (mais tout n’est pas perdu pour autant !)

Rassurez-vous, nous n’en sommes qu’au tout début des médias sociaux (et de leur conquête par les marketeux et pubeux du monde entier). Il reste encore de nombreuses places à prendre et les initiatives les plus audacieuses sont en général accueillies avec indulgence (sauf cette opération des 35 lapins que je trouve complètement con).

Donc je récapitule :

  1. Testez et appréciez la diversité des médias sociaux ;
  2. Tâcher de comprendre les mécaniques sociales (motivations, freins…) ;
  3. Nommer un “monsieur communautés” chez vous (qui pourrait être chargé de mettre en place un observatoire de la marque au sein des différents médias sociaux) ;
  4. Définissez une déclinaison sociale de la stratégie de votre marque (positionnement, cibles, proposition de valeur, levier de différenciation…) ;
  5. Identifiez les bons supports (services) et les bons relais de votre message (micro ou nano-communautés) ;
  6. Lancez-vous !

Voilà, encore une fois vous n’avez rien à perdre à expérimenter des opérations novatrices (à l’image de celles décrites ici). Par contre autant vous prévenir : le premier qui me contacte pour que je fasse le relais de sa campagne sera exécuté sur la place publique façon Embruns (et je ne rigole pas, il n’y aura pas d’autre avertissement).

 

source: Fred Cavazza

mercredi 16 avril 2008

Je vous présente mon nouveau DSI...

...il s'appelle Google. Google Apps.

Cette phrase, à la limite cryptique, risque d'être prononcée dans de nombreuses PME-PMI, dans les mois qui viennent.

Pourquoi des mois? Parce que Google, tout frais sur ce marché, duplique les modèles existants: de l'indirect, et essentiellement vers les blue ships. Donc, forcément, les PME-PMI arriveront plus tard. Pour Google. Car d'autres s'y attaquent déjà.

Mais nous n'avons pas attendu pour proposer le modèle Google Apps SaaS à de petites entités juridiques. Après un test interne réussi, nous sommes en train de le déployer sur plusieurs sites. Reste à trouver le meilleur mode de facturation de ce VAS (value added service, ou service à valeur ajoutée). Le modèle le plus évident semble être le forfait. Mais le plus probable sera la régie, tant les possibilités de déploiement et d'implémentation sont vastes (collaboratif, CRM, circuits de validation...).

Pourquoi donc Google se lance dans l'indirect après avoir tant priviligié le direct? Déjà parce que le modèle est maîtrisé par la concurrence, et donc facilement duplicable (recrutement, formation, acquisition...). Ensuite parce qu'il est plus facile de gérer 10 acteurs mondiaux, dont 3 en France, plutôt que quelques centaines, voire milliers, de SSII et autres consultants à travers le monde. Enfin, parce que de toute façon, ces derniers n'attendrons pas l'éditeur (j'ai dit éditeur?) pour commercialiser un savoir faire autour du produit. Sans oublier l'appétit de certains, tel le Nasscom (le Syntec Indien), qui pourrait trouver là un excellent cheval de Troie pour se développer en Europe, après le recul de ses parts de marché aux USA.

Le concurrent le plus évident, Microsoft, opte pour la même stratégie. Avec la même problématique. Recrutement du réseau, rémunération et formation du canal indirect. Mais avec une difficulté de taille: la concurrence interne, le modèle SaaS s'opposant au modèle client lourd historique qu'est le couple Exchange-Sharepoint. Il va en effet être difficile pour le réseau existant de tenir un discours SaaS cohérent alors qu'il soutient l'inverse depuis des années! Et qu'il garde également les anciens produits à son catalogue. Et surtout, comment le réseau va-t-il se rémunérer, alors que bien souvent son offre VAS est anecdotique...

Mais le modèle SaaS va faire émerger de nouveaux acteurs dans la diffusion et l'implémentation de solutions d'entreprise. Un FAI, un opérateur telecom, pourront s'aligner. Un tutorial bien fait, un support en ligne qualifié, peuvent très souvent suffire à une petite structure un peu technique. Une franchise immobilière l'a récemment prouvé.

Bien sûr, quelques intermédiaires vont refuser de commercialiser la solution pour d'obscures raisons de rémunération, de modèle économique ou d'antériotité (Exchange Hosted Services, déjà, ça ne passait pas...).

Et encore bien sûr, Microsoft ne pourrait laisser longtemps une offre hébergée de ses produits lui échapper via des hébergeurs précurseurs.

Mais là ou Microsoft prend un risque c'est en entrant cette offre à son catalogue. Car ainsi elle est formalisée, packagée et doit suivre une roadmap. Là ou Google est en béta compréhensive*...

L'enjeu n'est pas seulement l'application hébergée. Le client est également au centre du conflit. Léger pour Google, si tant est qu'une interface bourrée d'Ajax le soi, et néo-local avec Gears, il est lourd chez Microsoft. Au mieux, riche. Et la bataille du client web riche (CWR) fait intervenir de nouveau fronts et de nouvelles troupes: Adobe, Java et Mozilla s'en mèlent.

Avec la récente mise à disposition de son Google Apps Engine (liste d'attente, béta privée, espace de stockage sécurisé en ligne), s'appuyant sur Gears, Google va enfoncer le clou déjà sanguinolent d'Apps.

Et ce n'est pas Adobe-Air-Flex, AspDotNet-Silverlight, et leur vision à 5 ans qui vont faire du mal, ou du bien, dans l'immédiat. Ni les couples Mozilla-Xul (quoique...) ou Java-JavaFx, avec leur retard technologique.

Le CWR exploitant des applications internet riches (RIA, Rich Internet Applications) est pourtant l'avenir évident d'un SI de PME-PMI.

Il est probable que la sortie dans quelques mois d'HTML5 serve d'accélérateur pour tous ces acteurs. Et en matière d'accélération, brutale, c'est encore Google qui a montré la plus grande compétence. Pourquoi d'accélérateur? T. Nitot l'explique plutôt clairement; HTML5 va figer, ou diriger les interfaces. Donc les technologies propriétaires s'affolent pour sortir et occuper le terrain le plutôt possible. En devenant un CWR de référence. Ce que Firefox deviendra naturellement, vu l'implication de la fondation Mozilla dans les spécifications d'HTML5. Une base Ajax-RIA.

IBM et Napoléon (oui, Bonaparte...) l'avaient douloureusement prouvé, être présent sur plusieurs fronts, c'est prendre le risque de ne vaincre sur aucun d'entre eux.

Microsoft se veut être force de proposition et de solution, du côté SaaS et du côté CWR.La pseudo bataille Microsoft-Adobe est en fait une querelle d'experts côté applicatifs. Pas côté utilisateur. En face, le client sérieux c'est Firefox-Apps-Gears. Avec un code ouvert, un Apps Engine gratuit, une réactivité potentielle hors norme, des millions d'utilisateurs heureux, un fort capital de sympathie des milliers de développeurs indépendants et un véritable écosystème. Plus brièvement, une vraie évidence.

Reste la garantie de service et la fiabilité des datacenters. Et leur impact sur l'environnement (eh oui, aussi!). N'oublions pas qu'une récente étude de Vanson Bourne, pour Overland Storage sur les DSI français, place cette préoccupation en 3ème position derrière la performance et le coût. Vu la performance et le coût d'une solution SaaS Google le critère environnemental prend une vraie importance! Et Google est le premier fabricant mondial de serveurs informatique. Et son seul client. Il a le vécu des grosses montées en charge mondiales. Il assure avec une très grosse fiabilité la gestion de millions d'utilisateurs, en permanence (24/24-7/7). Au travers de son moteur, mais également au travers des applications ads (publicités), de Gmail, d'Orkut, de Docs (bureautique d'Apps), de Calendar, de Reader... d'Apps!

Difficile pour la concurrence de mettre ces compétences en défaut, et de garantir la même exhaustivité et fiabilité vécue.

De plus Google est un champion socio-environnemental. Systématisme des énergies renouvelables (panneaux solaires), cocooning des salariés, fondation exceptionnelle, devise (Don't make Evil)...

Il va être difficile de combattre une entité qui pour l'utilisateur est un mélange d'Einstein, de Robin des Bois, de Steve Jobs, de mon meilleur pote et du père Noël.

Pourquoi ça va marcher?

  • la gestion des licences est une galère
  • le suivi d'un parc logiciel est couteux
  • la sécurisation des applications est un métier dans lequel les PME-PMI ne sont pas prêtes à investir
  • idem pour la sécurisation des données
  • trouver des compétences Sharepoint est un chemin de croix (mais moi je sais le faire...)
  • Google Apps est un formidable outil de backoffice marketing et commercial (demandez moi pourquoi...)
  • il est acquis que l'on produit un meilleur logiciel en mode collaboratif
  • avec Adobe, seuls les graphistes ont du fun
  • les utilisateurs abusent de Google avec sympathie et supportent Microsoft au quotidien



Alors? Microsoft a déjà perdu la guerre.

Mais il lui reste quelques belles batailles à gagner.



Notes:

* béta compréhensive: une version non définitive, d'une application, mais tolérée largement par les utilisateurs car très peu buggée et largement opérationnelle; une spécialité de Google, totalement intégrée par la génération Y

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   Milestones Gurus

CTRSP974

C'est un Barrabillet du Barrablog

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dimanche 16 mars 2008

Facebook : Un succès Fragile !

by calii

Créé en février 2004 sur le campus d’Harvard par un étudiant américain de vingt ans, Mark Zuckerberg, le réseau communautaire Facebook « trombinoscope », vaut aujourd’hui 10 milliard de Dollars.

Il permet d’échanger en ligne son « profil » et ses photos de classe. Il s’est répandu comme une traînée de poudre dans les écoles de commerce et les lycées européens, en l’espace de quelques mois. Avec ses 42 millions d’utilisateurs actifs, il est encore loin des 100 millions d’adeptes réguliers revendiqués par le réseau MySpace de Murdoch.

Mais son essor est tel que son fondateur se félicite de ne pas avoir succombé à l’offre de 1 milliard de dollars de Yahoo! en 2006. Toute la question reste de savoir si, quelques années après l’éclatement de la première bulle Internet en 2001, nous ne sommes pas encore à la veille de l’explosion d’une nouvelle « bulle Web 2.0 », dont la tendance à la survalorisation de Facebook serait un des signes prémonitoires.

Avec 15,7 millions de pages vues en août, Facebook est devenu le troisième site communautaire le plus visité aux Etats-Unis, derrière Myspace et YouTube.

A la base du succès des « réseaux sociaux » qui sont en passe de devenir le principal vecteur de croissance du Web (après les moteurs de recherche) : l’engouement des adolescents et « post-ados » (15-24 ans) pour ces sites fédérateurs qui permettent de se regrouper par affinités. Une forme de résurgence de compagnonnage virtuel. Mais le succès de Facebook commence à se propager à certains milieux professionnels où la « cool attitude » est de rigueur (high-tech, publicité…) et où la limite d’âge théorique ne tient plus. Au point que les employeurs australiens ont récemment estimé à 5 milliards de dollars son impact négatif sur la productivité des salariés.

Selon certaines projections, au rythme actuel, Facebook pourrait devenir « le » réseau communautaire du Web 2.0 avec 220 millions de membres actifs en septembre 2008. Le rythme de croissance du bébé de Mark Zuckerberg fait rêver.

Le modèle est simple : on consolide d’abord l’audience, et on « monétise » après à travers la publicité. Aujourd’hui, les sites communautaires sont encore valorisés sur la base d’un « acte de foi » : leur nombre de « visiteurs uniques par mois » (entre 5 et 30 euros par visiteur unique selon les sites), érigé en indicateur avancé du niveau d’investissement publicitaire escompté. La valorisation de Facebook est donc basée sur la double espérance de l’essor parallèle du nombre de ses utilisateurs et de ses recettes publicitaires.

Compte tenu de son profil très « aspirationnel », avec une forte audience de départ dans les universités élitistes et les écoles de commerce du type HEC ou Essec, Facebook est devenu un phénomène de mode particulièrement prisé dans des milieux à fort pouvoir d’achat. Selon Henri de Bodinat (Arthur D. Little), « Facebook est un peu vis-à-vis de MySpace ce que Prada est par rapport à Zara » dans la mode. Le premier qui arrive à conquérir une telle communauté aurait déjà gagné. C’est pourquoi le potentiel de croissance de Facebook serait sans commune mesure avec celui d’un Dailymotion, pâle copie du site de partage de vidéo YouTube.

Le seul risque serait le « syndrome Starbucks », où les premiers aficionados se sentent trahis par une banalisation du concept.

Tous les experts ne sont pas, pour autant, aussi confiants dans la validité du modèle de « développement viral » de Facebook. Le critère de valorisation du « visiteur unique » reste fragile pour un site dont la valeur ajoutée est nettement moins tangible que celle de plates-formes telles qu’eBay ou Amazon.

A la différence de Linkedin ou itLinkz, Facebook est loin d’être perçu comme un outil professionnelau-dessus de 30 ans, être sur Facebook, c’est ridicule », estime un expert). Surtout, même si la vogue des réseaux communautaires bat son plein, l’engouement suscité par Facebook peut être aussi considéré comme le symptôme d’une nouvelle bulle Web 2.0, moins disproportionnée que la précédente, mais dont les effets peuvent être brutaux.

Les indices de survalorisation sont palpables depuis plusieurs mois dans le secteur de la publicité en ligne où les DoubleClick ou Right Media ont atteint des niveaux inédits. Même des vétérans tels que Yahoo ! ou eBay reconnaissent aujourd’hui avoir largement surpayé le comparateur de prix Kelkoo (à 475 millions d’euros) ou le logiciel de téléphonie en ligne Skype (2,6 milliards de dollars).

Le président de Microsoft, Steve Ballmer, a lui-même qualifié de « lubie » l’engouement pour les réseaux sociaux en rappelant le déclin de Geocities, racheté pour 3,5 milliards de dollars par Yahoo! en 1999. Mais Henry Blodget, l’ancien analyste-phare de Merrill Lynch, préfère encore parler de l’« erreur colossale » de Yahoo !

Même à 10 milliards de dollars, il rappelle que la valorisation potentielle de Facebook ne dépasse pas un quinzième de celle de Google (185 milliards de dollars).Certes. Mais les vieux médias ne mènent plus la danse. La parabole du « visiteur unique » a supplanté la mesure d’audience traditionnelle.

Un acte de foi ?

Même si Facebook n’est pas Google, le succès de la monétisation de son audience sera un test majeur pour la valorisation du Web 2.0.

 

Facebook prend le risque d’exposer la vie privée de ses utilisateurs !

Une nouvelle fonction de recherche sur Facebook permet à tout internaute de prendre connaissance des profils personnels de ses membres. Dans un second temps, ces profils s’afficheront aussi dans les résultats des moteurs de recherche classiques.

Depuis mercredi 5 septembre, tous les utilisateurs du réseau social Facebook sont informés que n’importe quel internaute peut effectuer une recherche depuis la page d’accueil du site, même s’il n’est pas enregistré, et qu’il est susceptible de voir s’afficher leur mini profil parmi les résultats.

Ce mini profil présente une photo de l’utilisateur, son nom et prénom, ainsi qu’un lien permettant de lui adresser un message et, plus indiscret, un autre pour accéder à la liste de ses amis.

Selon la compagnie, il ne s’agit là que d’une première étape, puisque ces mini profils s’afficheront également très bientôt dans les résultats des requêtes effectuées sur des moteurs de recherche comme Google, Yahoo ou MSN.

« Nous étendons ces capacités de recherche pour que les gens puissent vérifier plus facilement qui, parmi leurs amis, est présent sur Facebook », indique un ingénieur de la compagnie sur son blog officiel. « Bien sûr, si vous ne souhaitez pas que ce mini profil soit accessible à des personnes extérieures à Facebook, vous pouvez le configurer dans la page qui permet de paramétrer la protection de votre vie privée », poursuit-il.

41 % des utilisateurs dévoilent leurs infos personnelles en clair

Jusqu’à présent, les membres du réseau social n’avaient d’autre moyen de retrouver des connaissances sur Facebook qu’en recoupant la base d’adresses e-mail de la plate-forme et ses propres carnets d’adresses sur le web (Gmail, Hotmail, Yahoo Mail, etc.) ou dans son logiciel de messagerie.

Cette initiative soulève la question de la protection de la vie privée sur les réseaux sociaux. Selon un consultant en sécurité de chez Sophos, qui a effectué des tests au mois d’août, 41 % des utilisateurs de Facebook dévoilent des informations personnelles, en clair, qui sont accessibles à des personnes étrangères. Et elles sont 82 % à avoir répondu favorablement à une demande d’ajout dans leur liste d’amis d’une personne fictive.

Or le fait de faire partie de la liste d’amis d’un membre permet d’accéder à toutes ses informations personnelles et à celles qu’il poste au quotidien sur la plate-forme, par exemple via des applications comme Twitter.

L’expert en sécurité espère que cette extension des capacités de recherche sur Facebook va sensibiliser les gens aux risques qu’ils encourent, comme le vol d’identité. Et les encourager à n’autoriser que les personnes auxquelles ils ont accordé leur confiance à consulter leur profil complet, ce que Facebook permet de paramétrer.

Des Utilisateurs Crédules !

Une recherche menée par Sophos indique que les abonnés du réseau de socialisation Facebook donnent trop facilement leurs renseignements personnels.Pour mener cette étude, les experts de Sophos ont créé la fiche d’une personne fictive appelée Freddi Staur (une anagramme de ID Fraudster). En guise de photo, ils ont présenté l’image d’une petite grenouille en plastique et ils ont précisé un minimum de renseignements sur cette personne. Au nom de Freddi, ils ont ensuite envoyé une demande de “lien d’amitié” (friend request) à 200 personnes au hasard.

L’objectif de l’exercice étant de recueillir le plus d’informations possibles sur chaque personne.

De la façon dont Facebook fonctionne, les personnes qui acceptent la demande déterminent le degré d’accès à leur profil auquel aura droit le demandeur. Les résultats sont surprenants : 87 personnes sur 200 ont répondu. Dans la plupart des cas, Freddi a reçu des photos de famille, de l’information sur les goûts, les passe-temps et d’autres renseignements personnels.

L’une des personnes a même indiqué le nom de fille de sa mère, une information souvent demandée pour accéder aux comptes bancaires en ligne.Le problème est que, malgré que le demandeur soit de toute évidence une personne fictive, les gens ne se sont pas méfiés et ont donné automatiquement accès, total ou partiel, à leur profil. Ils ont dévoilé des renseignements qu’ils ne donneraient pas à un inconnu qui les aborde sur le trottoir.

Sophos propose sur son site un guide des bonnes pratiques sur Facebook.

Le document est malheureusement seulement en anglais.

source: calii

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samedi 1 septembre 2007

Facebook : un nouveau Google?

from Cluster 21 - GoogleManagementTV's videoblog

Si Google était au début des années 2000, la société à suivre de près, FaceBook est aujourd’hui celle qu’il faut observer de plus près. On sait qu’il s’agit d’un réseau social, né dans une université à Harvard, assez proche, quant à la technologie de Myspace, mais assez différent quant à l’ergonomie. Détail qui a son importance et que des sociologues, je pense à Danah Boyd, ont vite identifié : là où Myspace séduit plutôt les jeunes des classes populaires, FaceBook attire les jeunes étudiants, les futurs diplômés et, avec eux, leurs amis, leurs familles, leurs collègues, les cadres.

Son succès a été foudroyant. Longtemps réservé aux lycéens et étudiants, il n’est pleinement ouvert au public que depuis la fin mai, mais il a déjà plus de 30 millions de visiteurs, ce qui en fait l’un des dis premiers sites les plus visités aux Etats-Unis. 150 000 personnes s’inscrivent chaque jour sur le site qu’a créé Mark Zuckerberg lorsqu’il était étudiant à Harvard. Plus de 10% de la population canadienne est inscrite sur Facebook qui est aujourd’hui surtout anglo-saxon, mais la France s’y est mis.  

Ce succès est en lui-même un bon motif de regarder plus près ce réseau. Il tient pour beaucoup à ce que l’on pourrait appeler son approche du réseau social. À l’inverse de ce qui se passe sur Myspace ou sur d’autres réseaux sociaux, on ne se cache pas, on ne se déguise pas sur Facebook : on affiche son identité réelle. Les gens que l’on rencontre sont donc des gens réels, avec lesquels on a ou peut avoir dans la vie courante des contacts d’amitié, de travail… dit autrement, Facebook apporte des outils à des communautés déjà existantes : ce sont des gens qui se connaissent déjà qui s’y rencontrent. Rappelons-le, il est né dans une université, dans un milieu dans lequel on se croise, on rencontre… Il permet, au fond, d’automatiser toute une série de tâches que l’on réalise au quotidien dans notre vie sociale : on échange des adresses, des photographies, des informations… Ce qui explique que Mark Zuckerberg parle de service social, “social utility”, plutôt que de réseau social, de “social network”. Et cette notion de service n’est pas une astuce de marketing, elle correspond bien à une réalité comme en témoigne les comportements des utilisateurs : la moitié des internautes inscrits sur Facebook s’y connectent au moins une fois par jour. Ce qui montre bien la place que ce service est appelé à prendre dans la vie de chacun.

Naturellement, les observateurs se sont très tôt posé la question de l’avenir de ce produit, de son modèle économique. On a beaucoup parlé de sa vente : Yahoo! a proposé il y a quelques moins un milliard de dollars aux fondateurs de Facebook. Ils ont refusé et ils ont également démenti avoir l’intention d’aller sur le marché. On a beaucoup également parlé de leur financement par la publicité et notamment de l’accord qu’ils sont signé il y a quelques semaines avec Microsoft qui lui donne l’exclusivité sur la publicité. Mais il me semble que ce produit mérite d’être suivi pour trois autres motifs :

- d’abord, pour son modèle économique qui reste ouvert. La publicité est évidemment la piste à laquelle on pense immédiatement pour le monétiser. Mais il peut y en avoir d’autres. On peut notamment penser à des systèmes de distribution de type tupperware qui s’installeraient dessus. Si j’aime un produit, un disque, un livre, une marque, je peux le faire savoir à mes amis, je peux éventuellement être rémunéré sur les ventes réalisées sur mon réseau…

- ensuite, pour son modèle d’innovation qui n’est pas tout à fait celui de Google. Facebook, comme Myspace avant lui, d’ailleurs, est largement ouvert à d’autres applications venues de l’extérieur, il offre un espace où les développeurs peuvent non pas commercialiser mais toucher des utilisateurs. Il pousse très loin la logique des widgets qu’Apple, Google et quelques autres pratiquent déjà. Mais plutôt que d’y voir un accompagnement ludique, marginal, ils en font un des éléments clefs de leur offre. On connaissait le duo système d’exploitation/logiciel, on voit là apparaître un autre duo : plateforme/applications.

- enfin, pour ses usages professionnels. C’est sans doute le plus surprenant : les grandes entreprises informatiques l’on adopté : plus de 5000 collaborateurs de Google sont inscrits sur Facebook, ce qui représente à peu près le tiers des effectifs de l’entreprise, plus de 13000 collaborateurs de Microsoft, dont Bill Gates, plus de 16000 collaborateurs d’IBM (on peut contrôlous ces chiffres de la manière la plus simple : en allant sur la page des réseaux de ces entreprises sur Facebook). Pour l’instant, le phénomène concerne surtout des entreprises informatiques. On peut penser que certains de leurs collaborateurs se sont inscrits pour comprendre et voir ce qui se passe sur ces sites. Mais on peut également penser qu’ils sont les mieux équipés et les plus ouverts aux nouvelles technologies, les plus intéressés par les possibilités qu’elles peuvent offrir. Les effectifs, des milliers de collaborateurs font penser que ces outils sont en train de devenir autre chose. Ils jouent probablement le rôle d’annuaire interne, de lieu d’échanges, de travail collaboratif. Quelque chose est sans doute en train de s’inventer ici, qu’il est malheureusement assez difficile d’analyser puisque ces réseaux d’entreprises sont fermés, on ne peut pas y accéder si l’on n’est pas soi-même salarié.


source: Cluster 21 GoogleManagementTV's videoblog

lundi 20 août 2007

L’influence des réseaux sociaux sur les présidentielles aux US

by Aziz Haddad

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Une étude conduite par Global Market Insite (GMI) porte sur l’influence des réseaux sociaux sur les intentions de vote des internautes américains pour les prochaines élections présidentielles.

Les sites comme MySpace sont fréquentés par 17% des sondés qui déclarent qu’ils se sont rendus sur le MySpace d’un candidat pour avoir plus d’informations sur le porgramme/la personnalité du candidat. 53% de la population déclarent être plus suceptibles de voter pour un candidat après avoir checké son profil Facebook, MySpace ou autres (62% de ces personnes ont plus de 30 ans).

GMI précise qu’il n’est pas ici juste question de voir le profil du candidat en question mais également des conversations que cela peut générer autour de ce candidat et de son programme au sein de ces mêmes réseaux.

Ceci est la preuve, si besoin est, qu’au delà des blogs, les réseaux sociaux (Facebook, MySpace..) et autres communautés en ligne sont entrain de bouleverser non seulement le web et notre usage du web mais également influencent toute notre vie !

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source: Mashable France

mardi 14 août 2007

Bebo bat MySpace au UK

by Aziz Haddad

Bebo, le réseau social anglais, vient de dépasser MySpace et devient ainsi le plus gros réseau social au UK. D’après le rapport de ComScore de juillet dernier, Bebo dispose d’une base de 10,7 millions de membres (uniques)  Vs 10,1 millions pour MySpace (de plus Bebo est le réseau social le plus visité aux UK avec plus de 8,7 milliards de pages vues juste après google avec ses quelques 8,8 milliards de PV et avant Facebook qui arrive en 3ème position)

PS: Nielsen dispose de données différentes sur Bebo et Facebook aux. plus de détails ici .

[via ZDnet]

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source: Mashable France

mardi 17 juillet 2007

Trop de réseaux sociaux va-t-il tuer les réseaux sociaux ?

by Cédric Deniaud

reseau_socialComme le commente avec humour Aziz, pas une journée se passe sans recevoir une invitation à rejoindre tel réseau social ou tel autre ... On peut s'y perdre et même ne plus être enclin à être "social".

On peut distinguer les réseaux sociaux en plusieurs types :

  • les "Généralistes" qui n'ont pas d'orientation spécifique comme MySpace, Facebook, Viadeo, 6nergies.
  • les "Spécifiques" qui ont une orientation spécifique (cible en fonction des hobbies, âges, catégorie socio-professionnelle) comme Join2Grow (pour les entrepreneurs), MyBlogLog (pour les bloggeurs), Flixster (pour les cinéphiles) ...
  • les "Pratiques" qui sont une sous-catégorie des "Spécifiques" mais dont leur principal but est d'apporter un service clairement défini aux membres comme Peuplade (pour se rendre service entre voisins), BringSome (pour se faire ramener des produits locaux par d'autres membres lors de voyages/déplacements) que j'ai découvert ce matin chez Vanina.

Pour ceux qui souhaiteraient dévouvrir de nouveaux réseaux sociaux, Sylvain en dresse une liste quasi-exhaustive.

On pourrait croire que la force d'un réseau social est sa dimension sociale et donc sa faculté à fédérer un maximum de membres. Plus un réseau social s'étend et plus il permet de rencontres, de partages ... et donc de "social". Cela n'est pas forcément vrai :

  • Un réseau social spécifique permet de mieux cibler les membres et de pouvoir par la suite mieux cibler les aspects publicitaires.
  • Même si l'audience d'un réseau social spécifique sera plus faible, il peut permettre de véritablement créer une communauté autour d'un thème précis.
  • Un réseau social généraliste base sa force sur le nombre de membres qu'il pourra fédérer el les utilisateurs peuvent avoir l'impression de devoir passer d'un réseau social à l'autre en fonction des préférences de ses proches / amis / collègues.

La question est donc de savoir si cette multitude de réseaux sociaux ne va pas décourager les membres à les utiliser ? On peut effectivement penser que dans quelques mois / années, beaucoup n'auront pas su développer une audience suffisante ou trouver la voie de la monétisation de leur trafic pour pouvoir durer.

Pour ma part, je n'utilise que peu les réseaux sociaux pour les raisons décrites ci-dessus. J'utilise principalement Viadeo qui permet de facilement retrouver les gens de mon ancienne école et de me tenir informer de la vie de l'association des anciens diplômés ainsi que MyBlogLog plus par curiosité (pour savoir qui vient sur ce blog) plutôt que par véritable envie d'appartenir ou de développer une communauté. J'ai testé 6nergies, Linkedin, FaceBook mais comme beaucoup de réseaux sociaux, je ne les utilisais que trop rarement.

source: le blog de Cédric Deniaud

mercredi 4 juillet 2007

Ce que l'on sait des réseaux sociaux.

by Olivier Ertzscheid

On sait :

  • ce qu'ils sont : "Un site de réseau social est une catégorie de site web avec des profils d'utilisateurs, des commentaires publics semi-persistants sur chaque profil, et un réseau social public naviguable ("traversable") affiché en lien direct avec chaque profil individuel." (Danah Boyd)
  • que 2003 est la date clé de l'explosion de ces réseaux avec le lancement (entre autres) de MySpace, Friendster et LinkedIn (même si dès 1988 AOL disposait déjà de la notion de "profils publics" accessibles selon différents centres d'intérêt) (Via le Wiki Public de Danah Boyd sur l'histoire et la constitution des réseaux sociaux)
  • que les jeunes en raffolent. D'après une récente étude, "96 % des adolescents américains participent à un réseau social au moins une fois au cours d'une semaine. Les filles y seraient d'ailleurs plus nombreuses que les garçons." (Via Technaute)
  • qu'ils reproduisent les schémas sociaux habituels. A chaque "classe" son réseau social. tels les Jets et les Sharks de WestSide Story, des réseaux sociaux initialement "élitistes" (Facebook était au départ destiné aux étudiants de Harvard) "recrutent naturellement" du côté des classes moyennes et au-delà, pendant que MySpace tant sur la forme (l'habillage du site) que sur le fond (son public) agrège naturellement un public plus "underground", moins "bourgeois", plus "large" et plus "jeune". (Via InternetActu se faisant l'écho de cette étude de Danah Boyd). En complément, ce serait près de 85% des tennagers qui seraient inscrits sur MySPace contre seulement 7% sur Facebook. (Via ZDNet)
  • que les gens participent peu. Plus exactement que très peu de gens participent beaucoup et que beaucoup de gens participent très peu. Comment le sait-on ? (Via Le Semeur) en croisant le fait que 35% desi nternautes américains publient des contenus en ligne avec la règle des 1% (2/3 des contenus produits proviennent de 1% des utilisateurs actifs). Dès lors, l'échelle de participation globale de l'ensemble des réseaux sociaux disponibles est probablement déployée sur le modèle de la longue traîne, avec énormément de participants "étalés" en fin de traîne, dans des réseaux sociaux "de niche".
  • que la monétisation des services est leur modèle économique. (Via Toile-Filante) Beaucoup d'entre eux proposent un modèle d'intéressement aux acteurs, via différentes modalités de rétribution financière, et ce quel que soit le "coeur de média" (vidéo, son, image, "contacts" ...) du réseau concerné. Parmi les principaux modèles de rétribution on citera :
    • celui, bottom-up, de la prime à l'accès, ou de la prime au vote : vous touchez de l'argent si votre média (texte, article, vidéo, photo, etc) arrive en page d'accueil du site ou est parmi les plus téléchargés/accédés/votés. Le modèle du genre et le plus emblématique est YouTube qui "a décidé de partager ses recettes publicitaires avec les “top users” sélectionnés dans la liste “most subscribed”." (Via Martin Lessard)
    • celui, top-down, du reversement par le site "hôte" d'une partie des gains générés via une régie de type "Google Adsense".
    • celui, "middle-middle" (??) qui propose une rémunération moins importante à plus de monde via un certain nombre de palliers
    • celui enfin, beaucoup plus classique et éditorialisé du "pigiste-citoyen", tel CitizenBay ou OhMyNews : vous écrivez un article, soumettez une "news" et si elle est sélectionnée, vous êtes payé.
  • qu'il faut distinguer entre réseaux généralistes et réseaux spécialisés. Le site Techcrunch en propose la définition suivante : "un réseau social généraliste a pour première vocation de rester en contact, un réseau social spécialisé repose sur un intérêt commun." On pourrait donc ici calquer sur cette analyse la dichotomie souvent présente au coeur des pratiques de gestion de la connaissance (Knowledge Management) distinguant entre communauté de pratique (réseaux spécialisés tels LibraryThing) et communauté d'intérêt (réseaux généralistes). Et que les réseaux spécialisés peuvent eux-mêmes êtres scindés entre réseaux sociaux spécialisés "à large spectre" (LibraryThing) et réseaux spécialisés "de niche". Sur ces derniers, voir notamment l'ensemble des billets de Fred Cavazza sur la question.

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  • Que côté chiffres, "MySpace demeure le leader avec quelques 180 millions d’utilisateurs, là où FaceBook n’arriverait pour l’instant qu’à une quarantaine." (Via InternetActu)
  • Qu'il y a probablement quelque chose de culturel dans leur logique de déploiement et d'adoption à l'échelle de la planète connectée, comme le montre cette carte. (Via Francis Pisani)

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  • Que la privauté de ces espaces publics ou semi-publics pose problème. Comme l'analyse Danah Boyd (encore ...) dans cet article (.pdf), 4 paramètres contribuent particulièrement à la confusion entre espace public et espace privé :
    • la persistance : ce que vous dîtes à 15 ans sera encore accessible quand vous en aurez 30 ...
    • la "searchability" (littéralement, capacité à être recherche/retrouvé) : avant les réseaux sociaux, votre mère ne pouvait pas savoir où vous étiez en train de faire la fête avec vos amis ou ce que vous pensiez d'elle. Maintenant ... c'est possible.
    • la "reproductibilité" : ce que vous avez dit/publié/posté/photographié/filmé peut être recopié et replacé dans un univers de discours totalement différent.
    • les "audiences invisibles" : la médiation particulière que constituent ces réseaux sociaux et la conjugaison des trois critères précédemment cités fait que la majorité des publics/destinataires est absente au moment même de la médiation (= la transmission du message = par exemple, la publication d'un message texte),créant ainsi un effet non pas simplement de voyeurisme mais une temporalité numérique particulière.
  • que le paradoxe des "réseaux sociaux privés" (en gros : on utilise des réseaux sociaux en y déversant avec impudeur nombre de données très personnelles et on réclame en même temps un droit à une "privauté" qui apparaît comme nécessairement antagoniste ou contradictoire avec la nature du service offert.) peut pour une bonne part s'expliquer par les 4 critères listés précédemment. Et pour faire plaisir à Manuel Z. (du collectif des opposants à l'identité numérique;-), je crois que la problématisation liée à l'illusion de privauté des espaces numériques publics ou semi-publics est effectivement plus riche que celle de la "simple" identité numérique.
  • qu'ils constituent un écosystème de recommandations croisées nécessaire au développement pérenne d'une économie de l'accès. A moyen terme, ces réseaux sociaux pourraient n'être que le premier étage, la base de plus en plus large et stratifiée d'une économie globale de l'attention ou de l'accès, laquelle ne pourra parvenir à monétiser confortablement l'ensemble des services lancés qu'au prix d'un maillage suffisant de ce premier étage, celui d'un écosystème de recommandations croisées. En d'autres termes, (la stratégie de) l'adressage  - au sens littéral des carnets d'adresse que permettent de partager nombre de réseaux sociaux - est la clé (de l'économie) de l'accès.

Et puis surtout, grâce à cette carte, on sait où ils sont ;-) (Via Serial Mapper)

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Comment cela ? Vous en voulez encore ?!??

Je vous conseille également l'ouvrage su sociologue Pierre Mercklé, Sociologie des réseaux sociaux, qui date un peu (2004) mais permet de bien resituer d'importantes problématiques avec comme horizon d'analyse le débat concernant le fait que ces réseaux sociaux pourraient constituer, ou non, "un nouveau paradigme sociologique, une « troisième voie » théorique entre le holisme et l’individidualisme sociologique."

Il me semble aujourd'hui en tout cas incontestable que l'essor et les modalités de déploiement et d'adoption de ces réseaux attestent que la prochaine grande collection documentaire vécue comme utopie motrice, sera celle de la collection des individualités humaines. Et que face à cet enjeu, les sciences de l'information et de la communication d'une part, et la sociologie et la psychologie sociale d'autre part, ont entre leurs mains de bien beaux terrains d'analyse.

Il faudra également faire preuve de vigilance si l'on ne veut pas que l'explosion sociologiquement passionnante des usages du "Lifelogging"  (le lifelogging désigne "notre intimité augmentée d’information : ce sont là nos objets et nos actions qui sont enregistrés, disponibles et qu’on peut analyser et monitorer à distance") ne bascule pas dangeureusement vers un "lifemarketing" ou un "lifeprofiling" reposant entre les mains de quelques multinationales.

source: affordance

jeudi 21 juin 2007

Jeudi 2.0 : l'évolution actuelle des réseaux sociaux

by Cedric Deniaud

jeudi_20Quel est le futur des réseaux sociaux ? J'ai déjà abordé de plus ou moins près la question dans Comment expliquer le succès des réseaux sociaux ? ou Et après MySpace ? mais certaines nouveautés ou annonces me poussent à approfondir cette analyse.

Petit rappel

Aujourd'hui, un bon nombre d'internautes passent beaucoup de temps sur les plateformes sociales 2.0 que ce soit MySpace ou FaceBook pour ne citer qu'ellles. Celles-ci tendent à se développer vers plus de contenus pour éviter une fuite d'audience inéluctable :

  • intégration de fils d'actualités (voir Lancement de MySpace News)
  • lancement de plate-formes de vidéos intégrées : MySpace Video

La présence sur la téléphonie mobile, support très utilisé par la cible privilégiée des réseaux sociaux comme MySpace i.e les jeunes, constitue également un des enjeux importants.

 

Le marché actuel

La concurrence est de plus en rapide sur ce marché. Les marques se lancent même directement dans la bataille comme Sony avec sa nouvelle plate-forme communautaire pour le Sony Vaio.

MySpace est le leader de ce marché aux Etats-Unis (40 milliards de pages vues par mois ça laisse rêveur !). Le deuxième, Facebook, est relégué plus loin mais se montre très actif ces dernières semaines pour "rattraper" son retard sur son principal concurrent :

  • lancement d'une messagerie instantanée intégrée via AirWaves
  • repositionnement sur la cible pro et bloggeurs (Samuel Chéné en parle notamment)
  • plus de 300 applications disponibles dont la plus célèbre iLike (service de recommandation de musique qui a atteint plus de 3 millions d'utilisateurs supplémentaires en deux semaines grâce à FaceBook) ou PayMe (pour recevoir de l'argent et payer via FaceBook)

Pour aller plus loin sur ces deux services, Aziz dresse un comparatif très intéressant entre FaceBook et MySpace.

Rentabiliser le trafic

La publicité est le premier moyen de transformer le trafic en rémunération. Le deuxième moyen de rentabiliser le trafic est par le biais de partenariats / opérations menées avec des marques ... mais le vrai moyen me semble être de voir plus loin : le e-commerce.

On peut estimer déjà que MySpace est la première plate-forme de musique si l'on considère que plusieurs millions de titres y sont disponibles. Devant le succès d'artistes comme Lily Allen, The Kooks, Artic Monkeys ou encore Justice beaucoup pensent qu'un artiste a plus de chance de se faire connaître grâce à MySpace que grâce à la Nouvelle Star. L'un des enjeux potentiels pourrait être de vouloir monétiser ce contenu. D'ores et déjà, les artistes non-signés présents sur MySpace et les labels indépendants ont la possibilité de commercialiser leurs oeuvres directement au format MP3.

La solution qui est désormais envisagée par MySpace pour aller plus loin que le simple domaine de la musique est de passer par un partenariat éventuel avec eBay pour être présent comme acteur de "e-commerce".

MySpace va bientôt permettre aux internautes d'acheter et de vendre sur le site, indique le fondateur Chris DeWolfe dans une interview au Daily Telegraph. Pour cela, un partenariat avec un site e-commerce tel que eBay pourrait être mis en place. Son concurrent Facebook a déjà signé ce genre de partenariats, notamment avec Amazon. (source : Journal du Net)

On a pas fini de parler des réseaux sociaux !

source: Cédric Deniaud

jeudi 24 mai 2007

Les 10 raisons pour lesquelles les réseaux sociaux sont populaires

by Cédric Deniaud

jeudi_20Même si les réseaux sociaux ne sont pas vraiment nés du Web 2.0, puisque des sites comme Friendster proposaient déjà en 2001 de créer et de retrouver sa communauté sur Internet, nul doute que, pourtant, le succès du Web 2.0 est indissociable de celle des réseaux sociaux. Aujourd'hui , chacun d'entre nous a au moins reçu une fois un e-mail d'un ami nous invitant à intégrer tel ou tel réseau , qu'il soit généraliste, professionnel ou spécifique à un thème et certainement que la plupart font partie d'un ou plusieurs réseaux sociaux.

  • Un bref retour en arrière

Au rang des réseaux sociaux qui ont vu le jour dans les premiers, on peut parler de SixDegree.com. Né en 1997 (mais fermé depuis 2001), ce site fut le premier site web de réseau social. Friendster fut le premier réseau social de l'après bulle Internet de 2001. Le but était celui de se construire un réseau à partir d'un cercle d'amis.

  • Les réseaux sociaux en 2007

Aujourd'hui, les réseaux sociaux sont innombrables et de tout genre. Parmi les plus célèbres, on peut bien sûr citer MySpace, Facebook, Orkut (le réseau social créé par Google et qui est totalement méconnu en Europe)  et parmi les plus farfelus Dogster ou Catser qui sont des réseaux sociaux pour chiens et chats !

  • Les raisons du succès des réseaux sociaux

Les motivations ou les raisons qui poussent les internautes (dont nombre d'adolescents) à créer leur profil sur des réseaux sociaux sont nombreuses même si, globalement, chacun considère les réseaux sociaux sur Internet comme un moyen de retrouver des amis, de s'en faire de nouveaux ou de partager sur des sujets divers. D'un point de vue psychologique et social, on peut distinguer 10 raisons principales qui permettent d'aller plus loin que ces motivations apparentes :

  1. Se faire des amis réels : la rencontre commence virtuellement mais a pour but d'aboutir à une rencontre dans le monde physique. Meetic, de ce point de vue là, n'a rien inventé ..
  2. Retrouver des amis, connaissances, membres de la famille, anciens camarades de classe.
  3. Elargir son réseau pour se sentir populaire. La real-TV s'étend au web et pousse les gens à vouloir être populaire que ce soit localement ou nationalement pour les plus chanceux d'entre eux. Certaines personnes ou artistes (Arctic Monkeys, Lily Allen ...) sont devenus mondialement célèbres grâce à MySpace.
  4. Un moyen de revendiquer socialement son appartenance et ses préférences : sur MySpace, on parle de ses artistes, de ses produits préférés ...
  5. "Dites moi qui vous avez comme amis et je vous dirai qui vous êtes" : on pourrait parfois résumer les réseaux sociaux à cet aspect quantitatif / qualitatif de son réseau.
  6. Plus son réseau est grand est plus il s'agrandit. Simple loi exponentielle ...
  7. Faire comme tout le monde : "Quoi, tu n'es pas inscrit sur XXXXX.com ou sur YYYY.net" ... Avant il fallait porter telle ou telle marque pour être dans le coup, maintenant il faut appartenir à telle ou telle communauté.
  8. Développer son réseau professionnel : Viadeo = moyen de démarchage de beaucoup d'agences / consultants / fournisseurs.
  9. Parler de ce que l'on aime, c'est aussi exister socialement. Les réseaux sociaux de passionnés permettent à ceux-ci de partager entre connaisseurs le goût pour tel ou tel sport, activité, produit de collection ...
  10. "Keep in touch" : les réseaux sociaux sont l'un des moyens de rester facilement en contact avec des personnes que l'on ne cotoie peut être plus (anciens collègues, camarades de classe ...) mais qui font partie de son réseau

Articles pour aller plus loin :

source: le blog de Cédric Deniaud

vendredi 18 mai 2007

Le networking social reconnu par les annonceurs

Les sites de networking social font l'objet d'une véritable stratégie de placement de contenu outre Atlantique. Ainsi, une enquête menée en février 2007 pour iProspect par Jupiter Research, le prouve aisément. Les chiffres sont d'ailleurs éloquents, 48% des professionnels concernés l'auraient fait, avec des disparités selon les résaux:

  • MySpace 18%
  • YouTube 15%
  • LinkedIn 15%
  • del,icio.us 14%
  • Craigslist 14%
  • Amazon 12%
  • Yahoo! Answers 10%
  • FaceBook 3%
  • iVillage 3%
  • TripAdvisor 3%

A rapprocher des statistiques d'utilisation des internautes interrogés:

  • MySpace 23%
  • YouTube 20%
  • LinkedIn 2%
  • del.icio.us 1%
  • Craigslist 10%
  • Amazon 29%
  • Yahoo! Answers 9%
  • FaceBook 6%
  • iVillage 5%
  • TripAdvisor 3%

Visiblement les annonceurs n'accordent pas le même poids selon la typologie du réseau. Ainsi, LinkedIn, réseau professionnel, mais très peu utilisé, est le troisième investissement. Les réseaux sociaux professionnels auraient donc plus de "valeur" que les sites qui produisent du lien social, mais sans que le networking soit leur principale activité (Amazon, Yahoo! Answers...)


L'étude détaillée

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Source: Abondance depuis iProspect

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