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mercredi 18 juillet 2007

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mercredi 4 juillet 2007

Ce que l'on sait des réseaux sociaux.

by Olivier Ertzscheid

On sait :

  • ce qu'ils sont : "Un site de réseau social est une catégorie de site web avec des profils d'utilisateurs, des commentaires publics semi-persistants sur chaque profil, et un réseau social public naviguable ("traversable") affiché en lien direct avec chaque profil individuel." (Danah Boyd)
  • que 2003 est la date clé de l'explosion de ces réseaux avec le lancement (entre autres) de MySpace, Friendster et LinkedIn (même si dès 1988 AOL disposait déjà de la notion de "profils publics" accessibles selon différents centres d'intérêt) (Via le Wiki Public de Danah Boyd sur l'histoire et la constitution des réseaux sociaux)
  • que les jeunes en raffolent. D'après une récente étude, "96 % des adolescents américains participent à un réseau social au moins une fois au cours d'une semaine. Les filles y seraient d'ailleurs plus nombreuses que les garçons." (Via Technaute)
  • qu'ils reproduisent les schémas sociaux habituels. A chaque "classe" son réseau social. tels les Jets et les Sharks de WestSide Story, des réseaux sociaux initialement "élitistes" (Facebook était au départ destiné aux étudiants de Harvard) "recrutent naturellement" du côté des classes moyennes et au-delà, pendant que MySpace tant sur la forme (l'habillage du site) que sur le fond (son public) agrège naturellement un public plus "underground", moins "bourgeois", plus "large" et plus "jeune". (Via InternetActu se faisant l'écho de cette étude de Danah Boyd). En complément, ce serait près de 85% des tennagers qui seraient inscrits sur MySPace contre seulement 7% sur Facebook. (Via ZDNet)
  • que les gens participent peu. Plus exactement que très peu de gens participent beaucoup et que beaucoup de gens participent très peu. Comment le sait-on ? (Via Le Semeur) en croisant le fait que 35% desi nternautes américains publient des contenus en ligne avec la règle des 1% (2/3 des contenus produits proviennent de 1% des utilisateurs actifs). Dès lors, l'échelle de participation globale de l'ensemble des réseaux sociaux disponibles est probablement déployée sur le modèle de la longue traîne, avec énormément de participants "étalés" en fin de traîne, dans des réseaux sociaux "de niche".
  • que la monétisation des services est leur modèle économique. (Via Toile-Filante) Beaucoup d'entre eux proposent un modèle d'intéressement aux acteurs, via différentes modalités de rétribution financière, et ce quel que soit le "coeur de média" (vidéo, son, image, "contacts" ...) du réseau concerné. Parmi les principaux modèles de rétribution on citera :
    • celui, bottom-up, de la prime à l'accès, ou de la prime au vote : vous touchez de l'argent si votre média (texte, article, vidéo, photo, etc) arrive en page d'accueil du site ou est parmi les plus téléchargés/accédés/votés. Le modèle du genre et le plus emblématique est YouTube qui "a décidé de partager ses recettes publicitaires avec les “top users” sélectionnés dans la liste “most subscribed”." (Via Martin Lessard)
    • celui, top-down, du reversement par le site "hôte" d'une partie des gains générés via une régie de type "Google Adsense".
    • celui, "middle-middle" (??) qui propose une rémunération moins importante à plus de monde via un certain nombre de palliers
    • celui enfin, beaucoup plus classique et éditorialisé du "pigiste-citoyen", tel CitizenBay ou OhMyNews : vous écrivez un article, soumettez une "news" et si elle est sélectionnée, vous êtes payé.
  • qu'il faut distinguer entre réseaux généralistes et réseaux spécialisés. Le site Techcrunch en propose la définition suivante : "un réseau social généraliste a pour première vocation de rester en contact, un réseau social spécialisé repose sur un intérêt commun." On pourrait donc ici calquer sur cette analyse la dichotomie souvent présente au coeur des pratiques de gestion de la connaissance (Knowledge Management) distinguant entre communauté de pratique (réseaux spécialisés tels LibraryThing) et communauté d'intérêt (réseaux généralistes). Et que les réseaux spécialisés peuvent eux-mêmes êtres scindés entre réseaux sociaux spécialisés "à large spectre" (LibraryThing) et réseaux spécialisés "de niche". Sur ces derniers, voir notamment l'ensemble des billets de Fred Cavazza sur la question.

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  • Que côté chiffres, "MySpace demeure le leader avec quelques 180 millions d’utilisateurs, là où FaceBook n’arriverait pour l’instant qu’à une quarantaine." (Via InternetActu)
  • Qu'il y a probablement quelque chose de culturel dans leur logique de déploiement et d'adoption à l'échelle de la planète connectée, comme le montre cette carte. (Via Francis Pisani)

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  • Que la privauté de ces espaces publics ou semi-publics pose problème. Comme l'analyse Danah Boyd (encore ...) dans cet article (.pdf), 4 paramètres contribuent particulièrement à la confusion entre espace public et espace privé :
    • la persistance : ce que vous dîtes à 15 ans sera encore accessible quand vous en aurez 30 ...
    • la "searchability" (littéralement, capacité à être recherche/retrouvé) : avant les réseaux sociaux, votre mère ne pouvait pas savoir où vous étiez en train de faire la fête avec vos amis ou ce que vous pensiez d'elle. Maintenant ... c'est possible.
    • la "reproductibilité" : ce que vous avez dit/publié/posté/photographié/filmé peut être recopié et replacé dans un univers de discours totalement différent.
    • les "audiences invisibles" : la médiation particulière que constituent ces réseaux sociaux et la conjugaison des trois critères précédemment cités fait que la majorité des publics/destinataires est absente au moment même de la médiation (= la transmission du message = par exemple, la publication d'un message texte),créant ainsi un effet non pas simplement de voyeurisme mais une temporalité numérique particulière.
  • que le paradoxe des "réseaux sociaux privés" (en gros : on utilise des réseaux sociaux en y déversant avec impudeur nombre de données très personnelles et on réclame en même temps un droit à une "privauté" qui apparaît comme nécessairement antagoniste ou contradictoire avec la nature du service offert.) peut pour une bonne part s'expliquer par les 4 critères listés précédemment. Et pour faire plaisir à Manuel Z. (du collectif des opposants à l'identité numérique;-), je crois que la problématisation liée à l'illusion de privauté des espaces numériques publics ou semi-publics est effectivement plus riche que celle de la "simple" identité numérique.
  • qu'ils constituent un écosystème de recommandations croisées nécessaire au développement pérenne d'une économie de l'accès. A moyen terme, ces réseaux sociaux pourraient n'être que le premier étage, la base de plus en plus large et stratifiée d'une économie globale de l'attention ou de l'accès, laquelle ne pourra parvenir à monétiser confortablement l'ensemble des services lancés qu'au prix d'un maillage suffisant de ce premier étage, celui d'un écosystème de recommandations croisées. En d'autres termes, (la stratégie de) l'adressage  - au sens littéral des carnets d'adresse que permettent de partager nombre de réseaux sociaux - est la clé (de l'économie) de l'accès.

Et puis surtout, grâce à cette carte, on sait où ils sont ;-) (Via Serial Mapper)

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Comment cela ? Vous en voulez encore ?!??

Je vous conseille également l'ouvrage su sociologue Pierre Mercklé, Sociologie des réseaux sociaux, qui date un peu (2004) mais permet de bien resituer d'importantes problématiques avec comme horizon d'analyse le débat concernant le fait que ces réseaux sociaux pourraient constituer, ou non, "un nouveau paradigme sociologique, une « troisième voie » théorique entre le holisme et l’individidualisme sociologique."

Il me semble aujourd'hui en tout cas incontestable que l'essor et les modalités de déploiement et d'adoption de ces réseaux attestent que la prochaine grande collection documentaire vécue comme utopie motrice, sera celle de la collection des individualités humaines. Et que face à cet enjeu, les sciences de l'information et de la communication d'une part, et la sociologie et la psychologie sociale d'autre part, ont entre leurs mains de bien beaux terrains d'analyse.

Il faudra également faire preuve de vigilance si l'on ne veut pas que l'explosion sociologiquement passionnante des usages du "Lifelogging"  (le lifelogging désigne "notre intimité augmentée d’information : ce sont là nos objets et nos actions qui sont enregistrés, disponibles et qu’on peut analyser et monitorer à distance") ne bascule pas dangeureusement vers un "lifemarketing" ou un "lifeprofiling" reposant entre les mains de quelques multinationales.

source: affordance

jeudi 24 mai 2007

Les 10 raisons pour lesquelles les réseaux sociaux sont populaires

by Cédric Deniaud

jeudi_20Même si les réseaux sociaux ne sont pas vraiment nés du Web 2.0, puisque des sites comme Friendster proposaient déjà en 2001 de créer et de retrouver sa communauté sur Internet, nul doute que, pourtant, le succès du Web 2.0 est indissociable de celle des réseaux sociaux. Aujourd'hui , chacun d'entre nous a au moins reçu une fois un e-mail d'un ami nous invitant à intégrer tel ou tel réseau , qu'il soit généraliste, professionnel ou spécifique à un thème et certainement que la plupart font partie d'un ou plusieurs réseaux sociaux.

  • Un bref retour en arrière

Au rang des réseaux sociaux qui ont vu le jour dans les premiers, on peut parler de SixDegree.com. Né en 1997 (mais fermé depuis 2001), ce site fut le premier site web de réseau social. Friendster fut le premier réseau social de l'après bulle Internet de 2001. Le but était celui de se construire un réseau à partir d'un cercle d'amis.

  • Les réseaux sociaux en 2007

Aujourd'hui, les réseaux sociaux sont innombrables et de tout genre. Parmi les plus célèbres, on peut bien sûr citer MySpace, Facebook, Orkut (le réseau social créé par Google et qui est totalement méconnu en Europe)  et parmi les plus farfelus Dogster ou Catser qui sont des réseaux sociaux pour chiens et chats !

  • Les raisons du succès des réseaux sociaux

Les motivations ou les raisons qui poussent les internautes (dont nombre d'adolescents) à créer leur profil sur des réseaux sociaux sont nombreuses même si, globalement, chacun considère les réseaux sociaux sur Internet comme un moyen de retrouver des amis, de s'en faire de nouveaux ou de partager sur des sujets divers. D'un point de vue psychologique et social, on peut distinguer 10 raisons principales qui permettent d'aller plus loin que ces motivations apparentes :

  1. Se faire des amis réels : la rencontre commence virtuellement mais a pour but d'aboutir à une rencontre dans le monde physique. Meetic, de ce point de vue là, n'a rien inventé ..
  2. Retrouver des amis, connaissances, membres de la famille, anciens camarades de classe.
  3. Elargir son réseau pour se sentir populaire. La real-TV s'étend au web et pousse les gens à vouloir être populaire que ce soit localement ou nationalement pour les plus chanceux d'entre eux. Certaines personnes ou artistes (Arctic Monkeys, Lily Allen ...) sont devenus mondialement célèbres grâce à MySpace.
  4. Un moyen de revendiquer socialement son appartenance et ses préférences : sur MySpace, on parle de ses artistes, de ses produits préférés ...
  5. "Dites moi qui vous avez comme amis et je vous dirai qui vous êtes" : on pourrait parfois résumer les réseaux sociaux à cet aspect quantitatif / qualitatif de son réseau.
  6. Plus son réseau est grand est plus il s'agrandit. Simple loi exponentielle ...
  7. Faire comme tout le monde : "Quoi, tu n'es pas inscrit sur XXXXX.com ou sur YYYY.net" ... Avant il fallait porter telle ou telle marque pour être dans le coup, maintenant il faut appartenir à telle ou telle communauté.
  8. Développer son réseau professionnel : Viadeo = moyen de démarchage de beaucoup d'agences / consultants / fournisseurs.
  9. Parler de ce que l'on aime, c'est aussi exister socialement. Les réseaux sociaux de passionnés permettent à ceux-ci de partager entre connaisseurs le goût pour tel ou tel sport, activité, produit de collection ...
  10. "Keep in touch" : les réseaux sociaux sont l'un des moyens de rester facilement en contact avec des personnes que l'on ne cotoie peut être plus (anciens collègues, camarades de classe ...) mais qui font partie de son réseau

Articles pour aller plus loin :

source: le blog de Cédric Deniaud

De l’'utilité des réseaux sociaux verticaux

by Fred Cavazza

Souvenez-vous, il y a quelque temps (presque un an !) je prédisais la montée en puissance des réseaux sociaux de niches (ou réseaux sociaux verticaux) : Mes prédictions pour le second semestre 2006.

Les réseaux sociaux de niche sont aujourd'hui nombreux (dernier en date : NaturallyCurly, le réseau social des frisées) et la tendance va s'accélérer.

Je vous propose ce matin de prendre un peu de recul avec ce très bon billet : Où Babelio devient sérieux et aborde la question de l’utilité des réseaux sociaux verticaux.. Il y est question de la relation entre l'attractivité d'un réseau social et la taille de sa cible. L'auteur du billet sait de quoi il parle puisqu'il est le fondateur de Babelio, un réseau social pour les passionnés de lecture qui prend exemple sur LibraryThing.

Bref, une réflexion très intéressante pour celles et ceux qui s'intéressent au sujet et qui souhaitent savoir pourquoi il ne peut y avoir qu'un seul MySpace et pourquoi l'avenir est dans les niches... et l'interopérabilité.


Source: FredCavazza.net

vendredi 18 mai 2007

Le networking social reconnu par les annonceurs

Les sites de networking social font l'objet d'une véritable stratégie de placement de contenu outre Atlantique. Ainsi, une enquête menée en février 2007 pour iProspect par Jupiter Research, le prouve aisément. Les chiffres sont d'ailleurs éloquents, 48% des professionnels concernés l'auraient fait, avec des disparités selon les résaux:

  • MySpace 18%
  • YouTube 15%
  • LinkedIn 15%
  • del,icio.us 14%
  • Craigslist 14%
  • Amazon 12%
  • Yahoo! Answers 10%
  • FaceBook 3%
  • iVillage 3%
  • TripAdvisor 3%

A rapprocher des statistiques d'utilisation des internautes interrogés:

  • MySpace 23%
  • YouTube 20%
  • LinkedIn 2%
  • del.icio.us 1%
  • Craigslist 10%
  • Amazon 29%
  • Yahoo! Answers 9%
  • FaceBook 6%
  • iVillage 5%
  • TripAdvisor 3%

Visiblement les annonceurs n'accordent pas le même poids selon la typologie du réseau. Ainsi, LinkedIn, réseau professionnel, mais très peu utilisé, est le troisième investissement. Les réseaux sociaux professionnels auraient donc plus de "valeur" que les sites qui produisent du lien social, mais sans que le networking soit leur principale activité (Amazon, Yahoo! Answers...)


L'étude détaillée

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Source: Abondance depuis iProspect

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mercredi 9 mai 2007

Connecteur

Thierry Crouzet, auteur du "Peuple des Connecteurs", et rédacteur du blog éponyme, nous dit dans la présentation de son livre:


"[les connecteurs] appartiennent à un réseau social international dans lequel ils nouent sans cesse de nouveaux liens. Cette appartenance à un réseau planétaire transforme radicalement leur conception du monde et de la société."

Cela correspond à l'idée que je me fais d'un réseau social, et peut-être de ce vers quoi les actuels réseaux sociaux numériques doivent tendre. Thierry Crouzet a même proposé sur son site un sondage, pour vous permettre de vous positionner en tant que connecteur. Alors, connecteur ou pas connecteur?

Les liens:
    le peuple des connecteurs
    les stats du sondage des connecteurs
    l'accès au sondage
   
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mardi 8 mai 2007

Liste de gourous des réseaux sociaux

Voici une liste de gourous, chercheurs, professeurs ou réseaux, spécialistes des réseaux sociaux donnée par Yann Mauchamp dans Xing

  1.  Arent Greve, Associate Professor, Organizational Behavior, Norwegian School of Economics and Business Administration. Greve is working on studies of the role of social networks in different aspects of economic behavior and organizations. Includes research on entrepreneurs and the role of social networks in the establishment process.
  2. Douglas R. White, Professor of Anthropology and Social Science, University of California, Irvine. Interests include social dynamics, the organizational theory of social networks and long-term multilevel study of human social organizations.
  3. H. Russell Bernard, Department of Anthropolgy, University of Florida. Applies social network analysis techniques to the study of ethnic cultures and indigenous languages.
  4. Linton C. Freeman, Research Professor, Department of Sociology, University of California, Irvine.Research interest is in the area of Social Network Analysis, with a recent concentration on Network Visualization.
  5. NetForm. The NetForm Network Analysis software and supporting professional services allows organizations to identify and leverage networks of individuals (employees, customers, suppliers, etc.) to improve firm productivity and profitability.
  6.  Noshir S. Contractor, Associate Professor, Departments.of Speech Communication & Psychology, UIUC Dr. Contractor is currently investigating factors that lead to the formation, maintenance and dissolution of dynamically linked knowledge networks in more than twenty organizations and communities.
  7. Philip Bonacich, Department of Sociology, UCLA.Dr. Bonacich is a mathematical sociologist and social psychologist currently studying exchange networks and the application of evolutionary game theory to networks.
  8. 8. Ronald S. Burt, Hobart W. Williams Professor of Sociology and Strategy, Graduate School of Business, University of Chicago. Specialty in theory and research methodology describing the social structure of competitive advantage in careers, organizations and markets.
  9.  Timothy J. Brazill, Ph.D., Assistant Professor, Deaprtment of Sociology, Mercer University Professional interests include: social networks; the behavioral consequences and cognition of social structure; the measurement of fundamental network properties such as acquaintanceship volume and social proximity, methodology and statistics.
  10.  Vancouver Network Analysis Team, William D. Richards and Andrew J. Seary of Simon Fraser University are specialists in social network analysis software.

et bientot .... !?

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070508 - Éric Herschkorn

070508 - Patrick Barrabé

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